Privant ainsi 970 écoliers, qui sont issus de familles nécessiteuses sont privées d’un repas chaud, sachant que cette région est connue pour son climat froid durant l’hiver. Malgré qu’il a un excédent de cinq milles repas, selon un communiqué du Service de la restauration scolaire de la circonscription d’Amizour, dont la Dépêche de Kabylie détient une copie, les pauvres élèves de cette région, restent livrer à eux-mêmes.
« La cantine est devenue un luxe pour nos enfants, une situation qui dure depuis des années, dans l’indifférence totale des autorités locales. À midi pour la pause de déjeuner plusieurs d’entre eux s’absentent, car ils habitent loin de l’école. Ceux qui restent dehors parce que la majorité sont privés d’un abri, n’ont entre les mains qu’un morceau de galette », déplore un parent d’élève d’un village oublié.
En dépit de maintes démarches, et sollicitations escomptés par les représentants de ces villages, pour doter leurs écoles d’une cantine scolaire, rien n’a été fait à l’heure où nous mettons sous presse ces informations. Ainsi, beaucoup d’écoliers qui viennent des bourgs un peu éloignés, n’ont d’autre choix que les repas froids, et d’autres jeûnent jusqu’ à leur rentrée à la maison, à 17 h ! C’est déplorable de voir des enfants dont l’âge ne dépasse pas les 6 années dans une telle situation. « En outre, sur le plan infrastructurel, nos établissements soutènement, doivent se doter d’un mur de soutènement pour arrêter la chute de la boue dans les classes, et l’aménagement de la route menant à cette école, qui est devenue une rivière après les dernières pluies qui se sont abattues. Mais le plus important, c’est que nos enfants sont malheureusement dépourvus d’une salle de sport, chose qui les prive de pratiquer leur activité préférée », se plaint un autre parent d’élève.
Dans le même sillage, il convient de rappeler que le ministre de l’Education en personne, a veillé à l’obligation de la pratique de cette discipline primordiale, dans tous les établissements au niveau national. Mais, malheureusement, il reste que des écoles entières sont dépourvues de cette discipline. Somme toute, les élèves de ces établissements, qui sont essentiellement issus des familles pauvres et nécessiteuses, qui nécessitent une prise en charge totale de leur situation. Pour leurs parts, les parents attendent impatiemment une prise en charge totale de leur doléance, pour éviter à leurs enfants de passer un autre hiver avec pour seul repas une galette à la main. Enfin, ce pavé dans la mare mérite une réaction vive de la part des autorités locales.
Maouchi Yahia
