Fin de semaine froide et pluvieuse

Depuis mercredi, les températures ont sensiblement diminué alors qu’une semaine auparavant, on se prélassait au soleil, en bras de chemise.

Un froid intense a été ressenti, pour la première fois depuis la fin de l’été, rappelant par là que la neige n’est pas loin. Un vent glacial, accompagné de pluies fines a balayé la région, depuis mercredi.

La fin de semaine a été consacrée par de nombreux citoyens aux derniers préparatifs avant l’arrivée de la poudreuse. Les paysans se hâtent de renforcer leurs provisions de fourrage, de son et autre aliments du bétail. Les réserves, accumulées dans les gourbis, se vident, peu à peu, pour remplir les soupentes ou les granges, à portée de la main.

Par expérience ils savent que durant les mauvais jours, il ne sera pas facile de procéder au transport du fourrage ou du bois. D’ailleurs, les gens évitent de s’approvisionner durant cette période de peur de faire jaser les voisins qui voient d’un mauvais œil qu’un des leurs, attend ces moments là, pour penser à se chauffer ou même acheter un sac de semoule. Une tradition qui vient des temps les plus reculés. Le poêle à mazout, pour certains, reprend sa place dans un coin de la maison. Pour d’autres, c’est la bonne vieille cheminée qui recommence à fumer. Ceux là même qui ont pris leurs précautions depuis le début de l’été. La ville d’habitude très animée, le vendredi matin, est rapidement désertée par les quelques personnes venues faire des emplettes.

Les autres ne s’y aventurent pas, préférant la douce chaleur du logis. Plusieurs magasins ont gardé leurs portes closes jusque vers dix heures.

Même les cafés n’ont pas fait le plein. Pour qui connaît la région, c’est seulement le retour d’un cycle et des rites annuels, sans plus. On se surprend souvent d’ailleurs à utiliser les mêmes gestes que ceux de nos aïeux, en cette période.

Avec les prix du gaz butane et du gasoil, dans de nombreux foyers, on réactive le bon vieux brasero, pour se chauffer. Une sorte de retour aux sources.

A. O. T