“ Pour moi, ce n’est qu’un devoir ”

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En venant à bout de la formation de Tlemcen (1-0), les Crabes ont réussi la plus grande sensation de cette dixième journée. Battre le WAT, un sérieux prétendant pour l’accession, n’était pourtant pas du tout évident pour les Vert et Noir. Même si le nul ramené de Constantine, face au MOC (2-2) a quelque peu redonné espoir aux milliers de fans jusque-là désespérés, ils estiment que leur équipe n’est pas gâtée par le calendrier puisqu’elle sera appelée à se mesurer à une équipe de Tlemcen plus aguerrie, mais c’était sans compter sur la détermination de l’entraîneur Hamid Talah qui, en l’espace de deux semaines, est devenu le héros de toute une région. “Je suis comblé d’avoir pu procurer de la joie à ce merveilleux public mais je considère que je n’ai fait que mon devoir d’entraîneur et de citoyen de cette ville qui m’est très chère”, s’est-il contenté de commenter ce grand événement. Les observateurs étaient unanimes à reconnaître que la victoire du MOB face au WAT était l’enjeu d’une bataille tactique que le coach bédjaoui Talah a pu remporter sur son homologue du WAT, Bouali.

La disposition des joueurs sur le terrain et leurs mouvements a été la clé de ce succès, l’état d’esprit du groupe a été également déterminant, ce qui dénote le grand travail psychologique effectué par le staff technique en perspective de ce rendez-vous capital. En opérant ainsi, Talah semble avoir trouvé la meilleure formule car non seulement il avait un effectif réduit mais en face il y avait des joueurs aux valeurs intrinsèques reconnues.

Grâce à ce succès, les Crabes ont pu quitter la place de lanterne rouge qu’ils occupaient depuis le début de la saison. Talah a donc réussi là où ses prédécesseurs avaient échoué. C’est à penser qu’il y a lieu de revoir la hiérarchie établie par nos entraîneurs en matière de “compétences”, il est vrai-quand on fait une petite rétrospective pour mieux voir dans quelles conditions il est arrivé au MOB, on reconnaît que peu d’entraîneurs auraient accepté de prendre les destinées techniques du club. “Je n’y avais pas trop réfléchi à cela. Ceux qui m’avait contacté, qui sont des amis de plus de 30 ans, m’ont présenté la chose de sorte que j’accepte. Je me suis retrouvé comme un médecin devant un patient souffrant”, a-t-il expliqué.

Talah qui a déclaré sur cet même espace que la situation était surmontable a été considéré par certains comme quelqu’un qui avait une ambition démesurée, mais aujourd’hui le temps lui a donné raison. “J’étais très lucide, j’ai vu l’équipe jouer, donc j’avais ma petite idée sur la valeur des joueurs. Après la discussion que j’ai eu avec eux dès mon installation, j’étais persuadé qu’il suffit de trouver la meilleure formule pour avoir une composante performante”, nous a-t-il confié.

Cette victoire face au WAT n’est en fait qu’une confirmation du déclic enclenché face au MOC, mais le plus dur est de pouvoir préserver cette dynamique. “Créer un environnement favorable pour les joueurs est une nécessité si on veut quitter définitivement cette zone rouge. Ils doivent être régularisés si on veut tirer le maximum d’eux”, a tenu à avertir le technicien des Vert et Rouge. Talah estime que tout en se focalisant sur le maintien qui demeure l’objectif n°1 du club pour cette saison, cela ne doit pas les empêcher de faire dans la projection pour l’avenir. “On essayera de mettre en place une assise en prévision de la saison prochaine”, a-t-il conclu.

A. Kaci

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