D’une capacité de 100 000 m3, il fut érigé étrangement sur les hauteurs de la localité, défiant tout bon sens, il surplombe la ville et constitue un danger permanent pour la population en cas de débordement des eaux. Conscient de cet état de fait, les autorités locales ont saisi il y a cinq années, les services hydrauliques de la wilaya, aux fins d’expertise de l’ouvrage et ont demandé sa réforme pure et simple.
Au mois de mars 2003, la Direction de l’hydraulique de la wilaya a communiqué les constations techniques effectuées par les techniciens dépêchés sur ces lieux de l’implantation du petit ouvrage.
D’une capacité de 100 000 m3, la retenue collinaire ne suffit même pas aux besoins en irrigation de la plaine du Sebaou en aval. En effet, seule une petite superficie de 25 ha appartenant à quelque 8 propriétaires utilisent d’une manière irrégulière les eaux du barrage, réduites et boueuses. Compte tenu de l’état de dégradation avancé de l’ouvrage : éboulis de pierre envasement très importants, sa capacité de stockage devient insignifiante.
Devant ce degré de délabrement, la commission propose purement et simplement sa réforme définitive.
Le président de l’APC a saisi par courrier le chef de daïra de Draâ Ben Khedda afin d’accélérer la procédure de réforme qui est du ressort de l’Agence nationale des barrages (ANB).
Devant les risques d’innondation et le manque de terrains pour l’implantation de projets, l’APC propose la construction d’un complexe sportif de proximité, car la seule aire de jeux existante très exiguë a servi à l’implantation d’un CFPA de 200 places. De même qu’elle propose le remplacement du barrage par la construction d’une retenue collinaire sur le site de Oued Ben Mimoun à l’ouest du chef-lieu de la commune. Si la proposition est retenue, elle contribuera à éloigner définitivement tout risque d’inondation et donc de dommages éventuels tant humains que matériels.
A. Bouammar
