Urgence déclarée

Les responsables qui n’arrêtent pas de soulever ce problème de délocalisation sont revenus dernièrement à la charge pour que le transfert du dit dépôt devienne effectif dans les toutes prochaines semaines.

En effet, et sans prendre la peine d’évoquer ici les retombées environnementales, il y a véritablement de quoi s’inquiéter d’avoir dans le centre ville des locaux où sont déposés et commercialisés des produits à risques et hautement inflammables tels que les carburants, les lubrifiants, les pneumatiques et autres.

En ce sens, il est fortement recommandé et devient même impératif de transférer le dépôt vers un autre site, éloigné du tissu urbain, loin des riverains et en dehors de la ville afin de garantir la sécurité des citoyens. Au cours d’une réunion de l’exécutif avec les élus de l’APC de Bouira, tenue récemment, le wali en recommandant une fois de plus d’activer l’opération de transfert des locaux en question, avait qualifié cette situation qui perdure d’ « une grave effraction à toutes les lois environnementales ». A cet effet, il est utile de rappeler que pour les besoins de cette délocalisation dont la décision a été prise en 2004, les autorités d’alors avaient affecté un site de 10 hectares du côté de la ville d’El-Esnam, située à une dizaine de kilomètres à l’est de Bouira.

Néanmoins, depuis rien ou presque n’a été fait et, à ce jour, le transfert du dépôt reste au stade de projet à réaliser pour des raisons qui restent ignorées. Certes, les locaux Naftal, situés dans le centre ville, en face de la gare ferroviaire, ne font plus de la commercialisation sur place mais continuent à déposer leurs produits comme avant.

Le dépôt Naftal utilise des véhicules pour livrer sa marchandise et des camions-citernes pour approvisionner les pompes à essence implantées à travers le territoire de la wilaya.

S. Soumia