Nous reviendrons sur un domaine dont souffrent les M’kiris à savoir le manque total de sécurité. « Notre commune est située dans une zone à haut risque », avait souligné au passage son P/APC.
Par ricochet, aussi bien les habitants du chef-lieu Tighilt Bouguenni et ceux résidant dans les dix-huit villages que compte cette municipalité rurale ne sont guère en sécurité. « De nombreux vols sont signalés dans ce chef-lieu. Et puis, il ne faut pas oublier tous ces noctambules qui veillent tard. Même les stupéfiants circulent en toute liberté. Il faudrait une sûreté urbaine », nous a déclaré un commerçant qui affirme dormir dans son local de peur d’être cambriolé. Dans cet ordre d’idées, nous avons appris que cette commune a bénéficié de deux projets : une sûreté urbaine et une brigade de Gendarmerie nationale.
Pour cette dernière, il semblerait qu’après le dernier conseil de wilaya consacré aux deux communes M’kira et Tizi Gheniff, un choix de terrain serait déjà fait. Alors que pour la sûreté urbaine, les citoyens souhaitent qu’avant la réalisation du projet, il serait urgent de céder les anciens locaux de la mairie au bénéfice de cette structure.
Certes, la commune de M’kira souffre du manque de foncier, mais il est peut-être plus que nécessaire de dénicher deux terrains pour abriter ces deux structures de sécurité demandées par la population. Donc, le premier aléa est celui précité, cependant le plus épineux reste encore de trouver des entreprises réalisatrices quand on sait qu’aussi bien le lycée de M’kira que le CEM base 5, deux projets importants pour développer le secteur de l’éducation, attendent preneurs depuis au moins trois ans. Le désenclavement d’Imkiren n’est pas alors pour demain même si les autorités locales œuvrent constamment dans cette optique.
Amar Ouramdane
