Les avis des sans emploi et des entrepreneurs diffèrent

Pas moins de six communes, à savoir Guerouma, Boularbah, Maâlla, Boukram, Zerber et Oued Thallabi, relèvent de la daïra de Lakhdaria, laquelle aurait atteint tout récemment les 80 000 habitants, dont 70 % en âge de travailler.

Pour dire que la prise en charge de tant de dossiers n’est pas chose aisée à l’ANEM, à laquelle certains jeunes ayant sollicité ses services pour un « boulot » dans le secteur du bâtiment, reprochent « une lenteur maladive dans le traitement des dossiers ».

Dans la procédure consistant à se rapprocher de l’ANEM, et d’attendre que celle-ci reçoive des offres des opérateurs activant dans l’immobilier, les quelques concernés considèrent « que la coordination entre le terrain, et l’institution de l’Etat ne s’effectue pas comme il se doit ».

Mais l’avis d’un acteur conditionnant le bon déroulement de « l’opération recrutement » en l’occurrence l’entrepreneur, contredit en partie les affirmations des sans emploi, et produit de la sorte un effet de confusion chez celui allant s’informer auprès de la source.

A ce sujet, un entrepreneur chargé de réaliser une infrastructure sportive à Lakhadaria, affirme que « les disponibilités dont dispose l’ANEM en matière de main d’œuvre spécialisée sont insignifiantes » ».

Tous entendant que les ouvriers non qualifiés représentant la majeure partie des dépôts des demandes. A ce propos toujours, un constructeur exécutant un projet de réalisation de 20 logements en LSL à Lakhdaria-centre, dira : « Il m’est arrivé de m’adresser à l’ANEM, et de recevoir deux heures plus tard le nombre d’ouvriers voulu ». Allant même jusqu’à dire : « Si j’aurais besoin de 100 ouvriers, l’ANEM me les fournirait illico presto ». Alors, qui croire, les entrepreneurs ou les sans emplois ?

A. Chérif