Les nombreux ouvrages absorbant l’eau de pluie lors des orages, ne sont plus fonctionnels depuis plusieurs années alors qu’ils existaient «bien avant la guerre de libération», nous dit un octogénaire qui se rappelle que de son temps, «jamais l’eau de pluie ne débordait sur la chaussée». À chaque orage, les passants et les automobilistes revivent les mêmes difficultés. Aucun ouvrage n’est fonctionnel depuis les abords de l’auberge de jeunesse jusqu’au carrefour des horloges où les eaux dévalant des hauteurs de l’ex hôtel, rejoignent celles de la rue d’Aït Yahia pour former un torrent qui s’élargit au fur et à mesure qu’il pleut. Une situation qui se répète à chaque chute de pluies.
Les avaloirs, bien que nettoyés sporadiquement, sont vite engorgés par des sachets qui en obstruent l’entrée, laissant couler l’eau descendant de la grande rue et élargir le lac formé au carrefour du centre qui subit de plein fouet les conséquences des difficultés de l’évacuation des eaux pluviales. Il suffit d’un orage de quelques minutes pour que des torrents d’eau dévalent des rues d’en haut et convergent vers le lieu dit «la place». Il est alors impossible d’aller d’un trottoir à l’autre ni de traverser la station des taxis qui devient subitement un lac boueux. Des sachets, des gravats et d’autres objets hétéroclites y sont déposés, avant que l’eau ne continue lentement son cheminement vers l’aire du marché, laissant derrière elle une partie de la ville envasée.
Ce déficit en ouvrage se retrouve également sur toutes les routes de la commune. Que ce soit sur la descente de Akkar ou sur la RN 71, le problème est similaire. Du chef-lieu communal à l’Oued El djemaa, au bas de la vallée, l’administration coloniale en avait ouvert plusieurs dizaines. En ce moment, hormis quelques uns rescapés, le reste n’est plus fonctionnel. Les autres, comme nous avons eu à le constater, ont complétement disparu, fermés par des constructeurs privés ou des ordures ménagères emportées à chaque fois par les eaux de ruissellement. Les difficultés survenues à chaque orage devraient inciter les responsables à curer encore une fois, les avaloirs, les fossés et les ouvrages encore fonctionnels avant les grandes pluies.
A. O. T.

