Pour cette année, contrairement aux précédentes et à l’arrivée de la fameuse date butoir du 28 octobre, début de la période propice à la cueillette d’olives, signalée dans le calendrier agricole berbère par « Lahlal », la récolte s’annonce « d’or » et déjà très prometteuse. Pour se faire une petite idée, il suffit de faire une virée dans les oliveraies de Sidi Aïch et des régions alentours d’Ath Waghlis et d’Ikedjane pour voir de visu ces milliers d’oliviers dont les branches courbes, frôlent le sol sous le poids des tonnes d’olives noirs comme de l’encre. Il faut dire que les habitants de ces régions ont déjà entamé leurs première sortie dans les champs où ils ont procédé au rituel nettoyage des sols des oliveraies, opération qui leurs facilitera le ramassage prochainement quand des milliers d’enfants, hommes et femmes tout âges confondus, déferleront de l’aube au crépuscule sur la campagne kabyle, lui donnant gaieté et propagerant le bonheur, l’espace d’une saison, sur toute l’étendue de cette terre. Arbre symbole de toute une région en l’occurrence la Kabylie, pratiquement la seule richesse de ses habitants qui tiennent toujours a leurs montagne tels des aigles. Elle demeure aussi pour les expatriés, un véritable cordon ombilical qui les relie à la terre natale de leurs ancêtres. L’olivier reste un don de ciel et un héritage béni pour tout Kabyle qui se respect et digne de ce nom.
Arezki Toufouti
