Un programme de développement durable en perspective

La fin de la semaine passée, a eu lieu, une rencontre au niveau de la Chambre d’agriculture sous l’égide du chef du projet chargé de la proximité rurale. Une préoccupation qui rentre dans le cadre d’appui au Plan national de développement agricole et rural que mène le ministère de l’Agriculture et du Développement rural en association avec la Commission Européenne. Une journée « pour évaluer le niveau des animateurs qui sont sur le terrain, chargés de la mise en œuvre de ce programme. Au futur il y aura des séances d’entraînement qui leur permettront de réaliser leur tâches dans les meilleures conditions possibles. Ces animateurs seront une courroie de transmission entre la population et les différents services administratifs communaux ou autres en matière de préoccupations et besoins portant sur la concrétisation de leur projets qu’ils aspirent réalisés soit à leur profits soit au profit de l’utilité publique » avait expliqué Monsieur Trabalsi, animateur de la séance et chef de projet du programme au niveau de MADR. Ont pris part à cette rencontre, les représentants de la DSA et les animateurs des différentes communes rurales de la wilaya en particulier ceux de la commune de Saharidj qui étaient présents en force pour cause du choix de cette commune comme commune pilote de ce programme par le ministère de l’agriculture au niveau de la wilaya de Bouira qui fut elle aussi choisie à l’instar de celle des Hauts plateaux qui sera représentée par M’sila et le Sud du pays par celle de Ghardaïa. Ces trois wilaya représentent 03 diversités agro-écologique du pays et des savoir-faire locaux qui permettront de mettre en point une dynamique de développement de proximité fiable et profitable à d’autres régions. C’est une programme qui s’étale sur 04 années et mettra au point une démarche de développement et donnera une validaion et une référence de l’ensemble des outils de planification et des mises en œuvre des actions de développement. Cette démarche de proximité est « une approche qui favorise l’écoute du monde rural, ses préoccupations, l’identification concrète des problèmes et l’optimisation des solutions ». Elle encourage les initiatives de base, comme elle valorise les savoir-faire et les expériences locales. Cette démarche ne se concrétisera, bien évidemment qu’avec une formation des animateurs qui transmettront les besoins des acteurs dans le développement de proximité et « la capitalisation des acquis avec des supports de diffusion adaptés à la diversité des acteurs pour faciliter l’émulation et l’extension du développement durable ». Reste que ce programme cible « les ménages ruraux, les groupements de production, d’administration, les animateurs comme maillon d’appui et enfin la recherche scientifique dans sa globalité comme moyen d’information sur le développement rural de proximité ».

Quand aux objectifs tracés dans ce programme de « proximité rurale » ils restent, inhérent à l’amélioration des conditions de vie et de production des communautés rurales avec la revitalisation de leur territoires ruraux, la fixation et la stabilisation des populations de ce monde rural afin de diminuer les flux migratoires tout en essayant de rationaliser l’exploitation des ressources naturelles en passant par le renforcement des capacités et les compétences de l’ensemble des acteurs allant de la base à l’encadrement technique et administratif. Tout un programme au profit des ces populations rurales qui n’attendent que ce genre d’initiatives pour reprendre goût à vivre dans leurs propriétés dont la grande majorité les ayant désertées pour diverses raisons.

F. Kaci