Qui d’autre que Aâmi Benyoucef, un transporteur de voyageurs constamment en contact avec les villageois, et membre actif de la « Djemaâ », pourrait mieux nous renseigner sur les préoccupations de l’heure de Lakrarib. Après avoir prit soin de précisier la distance de 30 km qui sépare Lakrarib de Aomar gare, de l’impraticabilité de la route wilayale 23 dont le tapis présente des nids-de-poule, et l’étendue du territoire s’élargissant à pas moins de 11 hameaux, celui-ci oriente sa discussion sur les rudes conditions de vie caractérisant cette zone rurale. « En tout et pour tout, les ressources proviennent de l’apiculture, et des bottes de foin fauchées en été ». Au centre de Lakrarib se dresse la réputée grande cité construite en 1957, regroupant des maisons bâties en pisé collées les unes aux autres, et présentant des signes de délabrement avancé. « Un état de dégradation, dira ce responsable du village « qui a quelque peu cessé de nous inquiéter après la programmation du projet des 118 logements LSP ».
Mais depuis le lancement de la réalisation à nos jours, et le climat de joie crée au sein des prétendants souscripteurs, seulement 20 ont été achevés, « Un retard dans l’avancée des travaux, déplore le représentant, « qui a contraint les ménages en surcharge à solliciter des proches pour ce besoin d’hébergement ». Ceci d’une part ; de l’autre, le réseau AEP — car il y en a bien un de réalisé —, acheminé depuis la station de pompage de Boulerbah, et auquel on a joint des aménagements de fontaines publiques, n’est pas opérationnel jusuq’a maintenant, ce qui fait dire à mon interlocuteur :
« On nous a doté d’une installation de fontaines publiques aussi, mais point d’eau potable ».
A cela, s’ajoute la non-dotation de Lakrarib d’un réseau interne en gaz naturel qui se fait ressentir, du fait des peines rencontrées à chaque approvisionnement en gaz butane, et de l’avantage et pas des moindres, dit-il « Qui offre la proximité du gazoduc situé à quelques encablures de la localité. «
A. Cherif
