En effet, ce village relevant de la localité de Bouchakour, à deux kilomètre sur la droite de la RN 68 en venant d’Issers vers Tizi Ghenif baigne dans une réalité amère. Certes, tous les problèmes sont concentrés au sein du village, mais c’est surtout cette piste qui mène aux habitations qui empoisonne le quotidien de ces paisibles villageois, « Il y a quelque part une injustice, sinon, comment interpréter le fait que la piste va être aménagée vers une seule maison, et que les autres n’auront pas ce droit ? » s’interroge un deuxième intervenant. « C’est la cinquième fois qu’on vient demander une entrevue avec le chef de daïra », ajoute une troisième personne. D’autres problèmes ont été soulevés par les protestataires. On retiendra entre autres l’aménagement de cette piste, l’alimentation en eau potable et les indemnisations accordées par l’Etat dans le cadre des aides au profit des sinistrés du séisme de mai 2003. Pour l’alimentation en eau potable, les membres de la délégation nous ont appris que des promesses leur ont été données mais sans pour autant arrêter une échéance. « Notre village relève de la wilaya de Boumerdès. Comme vous savez, celle-ci a été décrétée zone sinistrée. Cependant, c’est paradoxal lorsqu’on voit qu’aujourd’hui, nos villageois n’ont pas encore bénéficié d’aucune aide. Nombreuses sont les habitations qui sont touchées. Y a-t-il anguille sous roche ? », se demande une quatrième personne. A entendre les réactions des différents intervenants, le village d’Akbou situé en zone éparse est complètement isolé du reste de la wilaya. En tout cas ces citoyens sont décidés à aller jusqu’au bout de leur revendications qu’ils jugent qui ne sont pas des choses irréalisables. « Nous continuerons à lutter jusqu’à l’obtention de nos droits tout comme les autres les autres habitants », conclut un dernier interlocuteur. Quant aux informations officielles, nous n’avons pas pu joindre les responsables de la daïra.
Amar Ouramdane
