L’APC révise les loyers

Le recouvrement des loyers a toujours constitué un casse-tête pour les différents exécutifs communaux qui se sont succédé à l’APC de Boghni à cause, dit-on, des montants fixés pour chaque location d’un bien communal.

Les locataires les jugent excessifs, notamment les commerçants dont l’activité a chuté ces dernières années, ce qui a poussé cette corporation, du moins la majorité, à faire l’impasse sur le payement des loyers. De ce fait, les services municipaux ont constaté une nette diminution des recettes qui devaient alimenter la trésorerie communale, déjà affectée par la baisse de la fiscalité. En même temps, des conflits sont survenus des que l’APC a décidé de mettre en demeure ceux qui s’obstinaient d’honorer ses engagements, lesquels sont contenus dans les contrats de location. Ne pouvant plus continuer dans la même démarche, notamment après la demande effectuée par les concernés de revoir à la baisse les prix de location, puis leur refus de signer les contrats de bail avec l’APC tant cette revendication n’est pas satisfaite, le président de l’assemblée et son exécutif ont pris la décision de procéder à la révision des loyers. Pour atteindre cet objectif. Il faut passer par les services de la wilaya et des domaines pour arbitrer entre l’APC et les locataires. Ce premier pas a été concrétisé récemment du moment que les nouveaux loyers s’alignent à ceux des domaines, chose qui a complètement satisfait les deux parties.

Ainsi, sur une trentaine de bénéficiaires d’un local, presque la totalité a renouvelé son contrat en attendant l’approbation par l’Assemblée de l’Etat des biens loués. En somme la solution préconisée par l’APC, est doublement bénéfique, si tout le monde s’accorde à affirmer que le commerçant aura moins de charges et que la commune aura plus de recettes pour équilibrer son budget.

M. Haddadi