Devant la volonté affichée par les jeunes à l’époque et l’engouement sans cesse grandissant pour la chose culturelle et la pratique du sport remarqué chez les jeunes et les moins jeunes, les responsables locaux ne devaient que prêter main forte et encourager cette frange de la société.
Dès lors, des moyens financiers et matériels étaient mis à la disposition de toutes les sections sportives et associations culturelles. Même si les infrastructures édifiées ici et là se sont par la suite avérées insuffisantes, des locaux et des édifices publics, dont certains datant de l’époque coloniale, avaient été tout de même cédés aux animateurs du mouvement associatif. Egalement, des aires de jeu, salle de sport et stades avaient été réalisées.
Au tout début, et malgré les insuffisances, tout marchait à merveille, mais au fil des années, la politique menée par certains responsables qui se sont succédé à la tête des municipalités a ruiné l’espoir de toute une génération de jeunes qui ont fini, eux aussi, par lâcher prise.
Depuis, une certaine anarchie s’est installée dans les milieux sportifs et culturels. Dans la commune d’Aghbalou, vu l’insignifiant budget alloué par les responsables à l’entretien des espaces d’accueil et aires de jeu implantées à travers le territoire de cette municipalité, certaines de ces infrastructures, ce n’est la plupart d’entre elles— sont devenues peu praticables et vétustes.
Résultat : beaucoup d’animateurs d’associations, notamment culturelles ont fini par jeter les clefs sous le paillasson. Mais pas toutes les associations, car les sections du sport ont résisté, en exerçant en permanence des pressions sur les responsables locaux en chaque début de saison sportive. Les pressions et les sollicitations ont eu plus au moins un écho favorable auprès des responsables. D’ailleurs, des travaux de réfection ont été maintes fois entrepris. Cependant, les nombreuses réfections réalisées à chaque fois ne semblaient pas pour autant pas résoudre le problème. En fait, ces infrastructures devraient être gérées autrement. Et pour cela, d’importants travaux devraient être engagés. À Bouaklane, où la section football local (JSCA) évolue depuis plus de 20 ans, d’énormes difficultés sont rencontrées en début de chaque saison sportive. En fait, outre les différentes commodités telles que l’eau, l’électricité, les sanitaires qui sont quasi inexistantes et qui devraient être assurées, l’aménagement des lieux et l’affection d’agents pouvant prendre en charge l’infrastructure semblent à l’heure actuelle des manques qu’il faudrait combler. La salle polyvalente, une infrastructure située dans région de Bouaklane et réalisée à coup de millions de centimes, se trouve également dans un état très dégradé.
Depuis son ouverture, il y a quelques années, elle n’a pratiquement pas accueilli des festivités culturelles ou sportives. En fait, cette salle a été complètement délaissée. Si elle venait à être réhabilitée, les différentes associations en quête de locaux s’y installeront. Les jeunes n’ont, quant à eux, plus à se plaindre du manque des espaces d’accueil.
B. B.
