Les automobilistes harcelés

Impossible de garer sa voiture », répète un automobiliste à qui un jeune exige de lui donner trente dinars en guise de droit de stationnement. Effectivement, devant la poste, devant la CNAS, devant l’hôpital, partout, l’automobiliste doit payer. Tout compte fait, pour cinq petites commissions, il doit verser jusqu’à 120 dinars/jour. Ce phénomène, c’est-à-dire la multiplication de tous ces parcs provoque quotidiennement des rixes entre les automobilistes et les gérants. Dernièrement, un automobiliste l’a échappé belle, car un jeune voulait le rouer de coups. Certes, tous ces jeunes ont besoin d’un emploi, mais les autorités ne doivent pas tout de même tomber dans cette facilité. Il faut qu’une ville comme Draâ El Mizan, ait des parcs mais il faut aussi que ces derniers répondent tout de même aux normes de sécurité exigées en la matière. Parce qu’il ne faut oublier que les parcs octroyés aux jeunes dans le cadre de l’emploi de jeunes » ne sont que des artères. Il nous a été donné de constater que ces lieux de stationnement sont squattés sans qu’aucune autorisation ne soit délivrée par les autorités aux « gérants ». L’on se demande aussi, si la collectivité en tire un quelconque profit. « Si on veut donner du travail à ces chômeurs, ce ne sera pas au détriment des automobilistes qui paient d’autres charges telles la vignette-auto », pense un chauffeur de camion citerne de passage en ville. Une chose est sûre, c’est tout le monde qui tombe dans la facilité. Les autorités ne prennent pas d’autres initiatives pour la création d’emplois et ces jeunes veulent gagner à tout prix. Mais dans toute cette histoire, il n’y a que l’automobiliste qui est le premier perdant.

Amar Ouramdane