A quand la pénétrante vers Béjaïa ?

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Sans excès de vitesse, le tronçon Alger El Adjiba peut être fait en deux heures de temps. Hélas ceci ne règle pas totalement le problème car à partir de cette dernière, les complications commencent, tellement la circulation est dense, et font perdre autant de temps sinon plus aux usagers pour une distance n’atteignant pas la centaine de kilomètres. La concrétisation du projet de la pénétrante El Adjiba-Béjaïa s’impose et urge. Qu’attendant alors les pouvoirs publics pour lancer les travaux du moment qu’un avis favorable avait été donné en Conseil des ministres pour sa réalisation. Cette information a été donnée à la population bougiote par un ministre de la République, celui de la Pêche en l’occurrence, lors de sa récente visite dans la capitale des Hammadites.

Avant même que la décision officielle ne soit prise lors du Conseil des ministres, le président de l’APW avait attiré l’attention d’un autre ministre de la République, celui de l’Intérieur en l’occurrence, lors de sa venue à Béjaïa pour installer le nouveau wali, sur la lenteur de l’inscription définitive de ce projet et du lancement des travaux.

Estimée à une centaine de milliards de coût, cette pénétrante, outre le fait qu’elle aère les villes de la Soummam qui étouffent et fluidifiera la circulation, sera une voie de communication avec l’ensemble des wilaya du pays. Ainsi, un vecteur de développement de la région laquelle semble abandonné par l’Etat ces derniers temps. Entrant certainement dans le cadre du mégaprojet de l’autoroute Est-ouest, cette pénétrante doit donc être achevée dans les mêmes délais que ce dernier, c’est-à-dire en 2009. Alors une question se pose d’elle-même : Est-il réellement possible de réaliser une autoroute sur une centaine de kilomètres en double voies avec cinq échangeurs dont un viaduc ou un tunnel en une année ? ça ne pourrait être possible que si les travaux sont débutés en urgence et confiés à des entreprises compétentes et ayant déjà prouvé sur le terrain leurs capacités. Toutefois, ce qui est sûr, c’est qu’une fois ce tronçon achevé, la ville d’Alger sera très proche de Béjaïa et le trajet sera fait en moins de trois heures par n’importe quel automobiliste. Ce serait une bonne nouvelle pour les usagers de cette route.

A. Gana

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