“Pour un partenariat entre producteurs et transformateurs”

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Plusieurs points ont été abordés à l’occasion, les prix et subvention du lait, l’allègement des procédures d’octroi de primes (lait, génisses et autres) entre autres préoccupations. Dans le souci de “prouver” la justesse de leur action, l’Association des producteurs de lait a réalisé une étude sur le coût de revient du lait de vache cru. “Nous voudrions par le biais de cette étude porter à l’intention du gouvernement et des transformateurs de lait l’écart entre le prix de revient d’un litre de lait cru à la ferme et sa vente aux transformateurs”, lit-on dans ladite étude. Cette dernière précise, dans ce sens, que le prix varie autour de 31 DA et que la dérisoire subvention de l’Etat qui est de 7 DA le litre est trop insuffisante.

Les éleveurs producteurs de lait de la wilaya de Tizi-Ouzou indiquent, à ce sujet, que “la pérennité de la filière lait en Algérie dépend de la volonté du gouvernement à apporter l’aide nécessaire aux éleveurs en premier lieu par une subvention conséquente au moins identique à celle octroyée aux transformateurs de poudre,” précise-t-on. Pour ce faire, les éleveurs producteurs de lait espèrent “un partenariat entre producteurs et transformateurs, qui doit s’enclencher dans l’immédiat pour trouver un terrain d’entende sur le prix du lait.” L’étude précitée propose au gouvernement une augmentation conséquente aux transformateurs de lait et une subvention adéquate aux éleveurs afin d’arriver à couvrir les charges d’exploitation pour sauvegarder la profession. Il est également fait part au gouvernement de la proposition visant à unifier les différentes primes (vêle, génisses, puits, étable, etc…) dans le cadre du PNDA en plus de l’indemnisation du cheptel.

L’Association des éleveurs producteurs de lait de la wilaya de Tizi-Ouzou se fixe comme objectif le développement de la filière lait à travers “la facilitation de l’accès au foncier agricole pour le producteur de lait, soutien à l’irrigation pour cultures fourragères, reconsidération du statut du producteur de lait en tant qu’opérateur économique, mais surtout la limitation de l’importation de la poudre et la stabilisation du marché du lait.”

A.Z.

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