Aujourd’hui, nombreux sont les lycéens des villages pour lesquels le transport n’est pas assuré pour rejoindre les établissements du secondaire de Tizi Gheniff. On citera à titre d’exemple, ceux de Tamadikt ou d’Idouchouthène. “Les bus que nous avons ne répondent pas à la demande. Car, il ne faut pas seulement assurer le transport des lycéens, mais aussi celui des collégiens. Les fourgons conventionnés réclament leur dû, c’est pourquoi leurs propriétaires ne veulent plus assurer cette prestation”, nous a confié une source locale. Pour cette dernière, la première solution réside dans l’ouverture de l’Internat, au moins pour les filles, au technicum de Tizi Gheniff. Un responsable de l’éducation trouve que cette proposition est difficile à satisfaire. “Imaginez que l’internat est ouvert. Il n’est pas facile d’avoir une infirmière. Même les évacuations de nuit ne sont pas faciles quand on sait qu’il n’y a même pas de Protection civile ni encore moins d’ambulance au niveau du lycée”, a expliqué notre interlocuteur.
Pour les autorités de M’kira, la deuxième solution consiste à doter cette commune rurale et déshéritée en bus. Les élus attendent un geste de la part du ministère de la Solidarité nationale lequel dotera M’kira d’au moins deux bus en urgence. Mais, ce qui réglerait, un tant soit peu, ce manque est le lancement du lycée. Ce dernier attend une entreprise qui le prendra en main. “Toutes les démarches préliminaires ont été faites. Mais, pour le moment, le projet n’est confié à aucune entreprise”, nous a dit un élu à l’APC. En attendant que toutes ces solutions voient le jour, les lycéens de M’kira devraient encore souffrir surtout qu’il commence déjà à faire froid. Ils ne rejoignent leur domicile que tardivement par conséquent la gent féminine quitte précocement les bancs du lycée.
Amar Ouramdane
