Après le bidonville Gouizi que Bouira a traîné tel un boulet, depuis près de 3O ans, c’est au tour du marché situé en plein centre-ville d’être rasé. « Souk H’lima », c’est ainsi que les Bouiris ont baptisé le marché en question, était un assortiment de baraques en zinc implantées à un mètre du passage à niveau de la voie ferrée.
Pour y accéder, le citoyen était contraint d’enjamber le rail. Au-dela de son aspect bidonville et insalubre, le souk exposait le citoyen à un danger réel. Il était donc question de le raser. A cette volonté, s’était opposée la détermination des « propriétaires » des baraques de camper sur les lieux. Et cédera l’autorité de l’Etat devant la transgression des baraques. Plus tard, l’idée de construire une passerelle avait été retenue. L’idée ne se concrétisera pas. Fort heureusement d’ailleurs ce sera de l’argent gaspillé pour une passerelle que personne n’empruntera et, qui plus est, chargera et enlaidira davantage les environs du Pont Sayeh. Quoi qu’il en soit, la nouvelle autorité à Bouira ne semble s’encombrer d’aucune considération autre que celle d’œuvrer dans l’intérêt public.
Pour preuve, les baraques de H’lima ont été purement et simplement rasées. Cette autorité ne s’arrête pas là : l’ensemble du vieux bâti du chef-lieu de la wilaya est dans sa ligne de mire.
T. O. A
