La détresse d’une myopathe

Bedjou Lydia, âgée d’une douzaine d’années, a été admise en 1e AM au CEM d’Ighram, après avoir brillamment accompli le cycle primaire.

Un exploit, quand on sait que la fillette est atteinte de la myopathie, une dystrophie musculaire qui la cloue à la chaise roulante. Comble d’infortune : Lydia ne va plus à l’école depuis la rentrée des classes de septembre dernier. « La seule fois qu’elle s’y est rendue, elle a été abandonnée dans la cour de l’établissement », se souvient Nora Abderrahmani, la présidente de l’association des myopathes de la wilaya de Bgayet, « Le directeur du CEM d’Ighram a refusé la scolarisation de Lydia au motif que l’établissement ne dispose pas de personnel pour l’assister dans ses déplacements. Nous avons alors sollicité le maire d’Ighram qui s’est montré disposé à régler ce problème et même à prendre en charge le transport de l’élève. Mais voilà que le directeur se montre inflexible et conditionne la scolarisation de l’enfant à une autorisation de la tutelle », nous a expliqué la présidente.

Les démarches entreprises dimanche dernier par l’association des myopathes auprès de la direction de l’éducation de Bgayet, pour tenter de trouver une solution n’ont, à l’évidence, pas porté leurs fruits, puisque la présidente de l’association, nous a informé que le problème reste posé.

N. Maouche