Militants du RCD depuis sa création et membres de son conseil national, Braham Benadji, président de l’APC de Tinedbar, Azeddine Tinouche, ex-président du bureau de wilaya de Béjaïa, Saddek Kheladi et Saci Achour, tous deux élus à l’APW avant d’être, suspendus par leur parti, ont tenu une conférence de presse dans la matinée du mercredi pour, disent-ils, informer l’opinion sur « la situation délétère, à la limite de l’implosion », dans laquelle se trouverait la formation de Saïd Sadi qui en serait selon eux le principal responsable.
Après avoir rappelé le combat mené avec leurs pairs pour la démocratie, les conférenciers constatent qu’il a été, en fin de compte vain, du moment qu’il se trouve présentement « dévoyé par une clique aux commandes et qui confisquée le combat de plusieurs générations. » Selon ces derniers, les délégués de Béjaïa s’étaient présentés au dernier congrès du parti avec un projet de démocratisation, mais qui n’a pas été approuvé sur injonction du président Sadi qui avait fait passer son propre projet pour continuer à avoir la mainmise sur le parti. Ils disent que le jour même du congrès. Le président aurait violé les statuts, nouvellement adoptés, en faisant adopter le règlement intérieur par les congressistes vers 5h du matin.
Pour avoir saisi le docteur par une lettre signée par les cadres du parti au niveau de la wilaya de Béjaïa pour une réelle démocratisation de leur formation politique, ce dernier, indiquent-ils, avait relevé, sur-le-champ, le responsable du bureau régional et avait fait enlever la couleur politique au maire contestataire tout en faisant suspendre, par le biais du nouveau responsable régional, les quatre antagonistes.
Suspendus depuis plus de quatre mois, ces derniers se disent réhabilités conformément aux statuts qui stipulent qu’après deux mois s’il n’y a aucune suite, la décision est caduque. Et d’ajouter que lors du conseil national du début du mois en cours, le président de la commission de discipline avait rejeté cette décision de suspension en disant qu’on lui avait présenté des dossiers vides. Les narrateurs tiennent à souligner qu’ils ne sont pas seuls dans le camp de ceux qui veulent que le parti redevienne démocratique afin de lui éviter une fin irrémédiable, ils disent être relayés par des militants sincères et démocrates des autres wilayas qui veulent imposer un débat interne aboutira à la dotation du parti de statuts, lequel et de pratiques à la mesure de ses ambitions démocratiques.
Dans la déclaration pondue à cet effet, il est mentionné que l’opinion publique doit savoir que « le RCD fonctionne sur un mode organique digne des années de plomb et qu’il est cocasse de relever l’agitation du président du RCD à dénier à Bouteflika de briguer un troisième mandat alors que lui trône sans partage à la tête du parti depuis 20 ans comme un monarque absolu ».
Questionnés sur l’objectif de leur démarche, les conférenciers répondent que pour susciter un débat interne démocratique au sein de leur formation politique, il est nécessaire de mettre un terme au problème de cette dernière qui n’est autre que Saïd Sadi qui a confisqué le pôle démocratique et en a fait un véritable fonds de commerce. Et de préciser qu’ »il n’y a qu’à voir son train de vie pour comprendre. » Toutefois, ils tiennent à préciser qu’ils sont en passe de finaliser un livre blanc sur « les 20 ans de dérives de Saïd Sadi » qui sera transmis aux ambassades et ONG.
A. Gana
