Œuvrer pour la création d’un fonds africain pour l’environnement

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Ce congrès qui se déroule en deux jours à l’hôtel El-Aurassi aura pour mission la préparation de la conférence de Copenhague ainsi que le rôle de l’Afrique dans la lutte contre le réchauffement climatique et le transfert des technologies vers les pays africains. Ainsi, et dans son allocution, Festus Gontebanye Mogae, ex-président du Botswana et envoyé spécial de Ban-Ki-moon, a plaidé pour un engagement durable afin de trouver un accord pour une feuille de route en perspective de la conférence de Copenhague. Mais aussi identifier et gérer les enjeux climatiques pour un développement durable ainsi que  » la nécessité de continuer à travailler ensemble en menant une politique concrète pour la protection de l’environnement et la biodiversité”. Ainsi, la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques “fixe le cadre de l’action internationale pour répondre à cette menace mondiale et qui consiste à stabiliser la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau permettant d’éviter des conséquences catastrophiques surtout dans les pays sous-développés et cela passe par le transfert des technologies « . De son côté, le président de la République. Abdelaziz Bouteflika, et dans une lettre adressée aux présents, a insisté sur la vulnérabilité de l’Afrique aux changements climatiques qui n’est responsable que de 3,5 % des émissions mondiales. La température moyenne a augmenté de 0,7° C au XXe siècle et l’Afrique a fait le choix du développement durable.

Ainsi, les grandes lignes de cette conférence sont de définir une position africaine et géopolitique ainsi qu’une position vis-à-vis du plan de Bali et de permettre à l’Afrique de sortir avec une position commune sur les changements climatiques et préparer une stratégie de négociations. Aussi, la conférence a pour objectif la préservation de l’environnement en Afrique, la mise en place d’un cadre qui lui permettra d’asseoir sa propre gouvernance et surtout la créeation d’un fonds africain pour l’environnement et le financement.  » Dans sa globalité, la plate-forme permettra de mener les négociations à la prochaine conférence de Copenhague « , a déclaré Abdelkader Messahel, ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines.

Pour sa part, Chérif Rahmani a insisté sur le transfert des compétences, le renforcement des capacités, le savoir-faire ainsi que l’accélération du processus de transfert de technologies. Quant à M. Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, il a axé son intervention sur les répercussions du réchauffement climatique sur l’Afrique qui reste la plus touchée et la plus vulnérable :  » En 2020, plus de 250 millions de personnes seront atteintes par la pénurie de l’eau et la crise financière aura un impact sur la question, et cette réunion permettra aussi d’aborder le plan d’action de Bali ainsi que le contenu de Kyoto « . Dans son contexte global, ce congrès permettra la mise en œuvre du plan d’action de Bali dans le monde et en Afrique.

Hacène Merbouti

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