Que pouvait faire d’autre ce collégien de 4e AF ayant raté les compositions de 1er et 2e trimestre pour cause de maladie, que de tenter de sauver l’année en prenant part aux examens blanc, et du BEF.
Evidemment, cette reprise tardive des cours s’est soldée par un échec, mais se sachant en avance d’une année de scolarisation, ce triste sort ne l’a aucunement affecté, le droit au redoublement dit l’élève « maintenait en moi l’espoir d’accéder plus tard au lycée ». Confiant de cet acquis, il n’a envisagé à aucun moment un imprévu qui l’empêcherait de rejoindre de nouveau les bancs du CEM Mokrani Rabah de Kadiria pour le motif de surcharge des classes, une contrainte se souvient le jeune de Tiliouine « qui m’a poussé à m’adresser ailleurs, mais on me répondait à chaque fois : complet dans tous les CEM de Kadiria visités ».
Abattu sur le moment, mais pas au point d’abandonner la partie, celui-ci s’arma de courage de titan, fit le tour des localités environnantes, et trouva enfin une place à Kerfalla, une commune de Kadiria située à 50 km de chez lui, une petite trotte reconnaît-il, « qui est dure à parcourir, mais meilleure que de passer une année blanche ». Maintenant qu’il est dans le bain, il se demande comment il pourrait tenir dans cette routine de va et vient de 100 km, au déboursement de 70 DA de transport, et au coût du sandwich de midi.
A la pensée aux frais générés par les études, le collégien de Tiliouine ressent le même pincement au cœur l’ayant marqué précédemment, une peine profonde qui « demeurera à jamais, car on n’a pas tenu compte de ma maladie », conclue-t-il.
A. Chérif
