En effet, après la publication de la liste des 50 bénéficiaires de logement social pour le P/APC durant le mandat 2002-07, avant que les prérogatives de distribution de logement soient transférées vers le chef de daïra, de nombreux citoyens, dont le nom ne figurait pas sur ladite liste ont squatté des logements non encore distribués. Par la suite la daïra a procédé à la distribution du reste des logements, dont ceux squattés.
Ayant perdu leur cause devant la justice, les squatteurs ne semblent pas vouloir baisser les bras. « Je n’ai nulle part où aller, ce logement je le mérite sur tout les plans », nous dira Hamza un jeune marié avant de continuer « de jeunes célibataires qui étaient adolescents lorsque j’ai déposé mon dossier de demande de logement, ont bénéficié d’un logement, moi, que la justice a expulsé de la demeure de mon père (mort) et qui revenait de droit à sa deuxième épouse, j’en ai marre de louer chez des tierces personnes et on me dit qu’il faut attendre que l’on construise d’autres logements. » Le cas de Hamza n’est pas unique, parmi les jeunes squatteurs cependant, le cas de l’infirmière de la polyclinique de Chorfa est des plus pitoyables, pour garantir un toit décent pour sa famille, elle n’a pas trouvé d’autre moyen que de squatter un logement, ne sachant plus à quel saint se vouer, elle nous a contacté pour la publication d’une lettre ouverte au président de la République lui exposant son cas, les frais de publication d’une telle lettre l’ont dissuadé. Cela dit cette situation, qui dure depuis plus de deux ans, n’a d’autre solution, pour le responsable de l’unité OPGI de M’chedallah, que l’application des décisions de la justice « nous sommes en train d’accomplir les démarches nécessaire pour l’application de la décision de leur expulsion en ayant recours à l’emploi de la force publique » nous a-t-il expliqué. Une situation des plus regrettables pour le P/APC. « On n’aurait pas dû distribuer ces logements avant de régler le cas de ceux squattés » avant de continuer « nous sommes devant deux problèmes épineux : des squateurs qui réclament justice et des bénéficiaires qui n’ont pas encore les clefs de leur logement. «
En définitive, l’APC de Chorfa, qui souffre d’un manque énorme en matière d’assiette foncière à même d’accueillir d’éventuels projets des logements, est loin de pouvoir satisfaire la demande en matière de logement social (environ 1 000 dossiers de demande en 2004) et le programme d’habitat rural, peu vulgarisé, se heurte à des problèmes techniques liés au PDAU et administratif liés à la lenteur de traitement de dossier.
De plus, des bénéficiaires de logement, social n’ont pas tardé à vendre leurs logements, ce qui a suscité bien de mécontentement parmi les demandeurs et les rumeurs qui circulent sur l’octroi de logements pour des non résidants dans la commune ne font que nourrir leur colère.
C. M.
