Tizi-Gheniff – Un projet de cantine à l'arrêt depuis plus de 5 ans

Si, pratiquement, toutes les écoles primaires de la commune de Tizi-Gheniff ont été dotées de cantines scolaires, il n’en est pas de même pour l’école primaire Mohamed Allel du centre-ville et celle d’Ameddah. En effet, dans ces deux établissements scolaires, les élèves ne bénéficient pas de repas comme leurs camarades des autres écoles. Même si l’établissement de Mohamed Allel a bénéficié d’un projet de cantine, celui-ci est à l’arrêt depuis plus de 5 ans. «Aujourd’hui, il est seulement à 10% d’avancement. Depuis plus de cinq ans, les travaux sont à l’arrêt. En dépit de nos interpellations, l’APC sortante n’a pas bougé le petit doigt pour le relancer», affirme un parent d’élève. Devant cet état de fait, les parents d’élèves souhaitent que la nouvelle équipe réponde à cette revendication. «Nous saisissons cette occasion pour interpeller le maire et son exécutif, et ce afin de trouver un moyen pour redémarrer le chantier. Nos enfants tombent malades lorsqu’ils sont contraints de manger dehors, notamment en cette période hivernale. Il est temps que les autorités saisissent la direction de l’éducation à ce sujet», enchaîne un autre parent. «Combien de fois avons-nous vu ces petits chérubins avaler un morceau de pain avec une bouteille de soda ? Lorsque l’enfant ne prend pas de repas, il ne pensera, en classe, qu’à rentrer chez lui pour se remplir le ventre», poursuit un parent d’élève. Il est à signaler que ces parents comptent beaucoup sur la nouvelle équipe dirigeante pour mener à bon port ce projet qui n’a que trop tardé. Il est à signaler également qu’en dépit des démarches du comité de village, rien n’est encore engagé. «À chaque fois que nous relançons l’idée de cantine, les responsables locaux trouvent des prétextes qui ne tiennent pas la route. Le cas de cette cantine est urgent. Certains élèves font plus de trois kilomètres pour aller se restaurer chez eux. Nous attendons que nos nouveaux responsables se penchent sérieusement sur ce problème», nous confie un autre parent d’élève.

Amar Ouramdane