Dans une déclaration rendue publique cette semaine, trois élus de la coalition siégeant à l’APC de Ouled Rached dans la daïra de Bechloul, attirent l’attention de la population sur leur refus de l’approbation du budget primitif (BP) de l’année en cours, et ce pour diverses raisons ayant essentiellement trait à la gestion et au fonctionnement de la municipalité mais aussi aux agissements des membres de l’actuel exécutif. Parmi les raisons invoquées par les membres de la coalition composée des élus du RCD, Nahda et PT et à laquelle serait ralliée un quatrième élu du RND, membre de l’exécutif, ils citeront “La mauvaise intention dans la gestion, l’absence de consultation des membres de l’assemblée sur divers sujets, notamment la proposition de projets, le recrutement et les affaires sociales, l’unilatéralité des prises de décision et enfin l’utilisation des biens de la commune à des fins personnels.” Cette décision de désapprobation a été, selon les dires de M. Tabbal, élu du RCD prise lors d’une réunion ordinaire de l’assemblée, tenue mercredi dernier, et consacrée au vote du BP.
Notre interlocuteur nous fera par ailleurs savoir que des divergences de taille, notamment aux sujets des dépenses de la commune (facture de carburants du véhicule de service), et des différentes acquisitions de matériel sont apparues lors des débats organisés durant la séance du 19 novembre. “Les membres de l’exécutif, à leur tête le P/APC, ont refusé la proposition formulée par les élus concernant l’achat d’un engin mécanique à même de générer une rente non négligeable au profit de notre commune déshéritée.
Eux en revanche ont préconisé l’achat d’un véhicule utilitaire, une acquisition qui est à nos yeux inutile d’autant que l’APC dispose déjà d’un”, a-t-il souligné. Autre anomalie signalée par cet élu, celle relative aux dépenses allouées à la facture du carburant jugées trop excessives. A ce sujet, M. Tabbal indiquera : “La facture réservée au carburant s’élève, à elle seule, à près de 18 millions de centimes tandis que tous les véhicules du parc communal réunis consomment un peu plus de 50 millions. Cette situation est inacceptable, et nous, en tant que élus du peuple, nous nous pouvons pas cautionné cet état de fait.” Par cette décison, le porte parole des élus de l’opposition dit vouloir dégager toute responsabilité quant aux conséquences qui pourront résulter de cette gestion “catastrophique” actuelle. Cependant, cette situation pour le moins confuse pose désormais problème. Aura-t-elle des retombées sur le fonctionnement et la gestion de la municipalité? Seul l’avenir nous le dira. Affaire à suivre.
Djamel M.
