L’ouverture d’un service de néphrologie, pour la première fois, dans la région, est considéré comme un événement, pour les malades et leurs familles qui n’ont de cesse de réclamer une prise en charge, au niveau local. En effet, le manque de spécialistes a toujours contraint les insuffisants rénaux à se rendre au CHU Nedir de Tizi Ouzou ou chez des médecins privés. Ainsi, avec l’installation du docteur Saïd, un spécialiste en maladie des reins, depuis un mois environ, les malades font l’économie des déplacements coûteux et fatigants, jusqu’à la ville des Genêts jusqu’à maintenant, c’est une vingtaine de patients qui ont découvert le nouveau service.
Les autres, non encore informés, mais qui ne tarderont pas à l’être, viendront certainement, grossir le nombre de ceux qui se sont déjà fait connaître. Faute de statistiques dans le domaine, notre source n’a pas pu nous donner le chiffre des malades au niveau de Aïn El Hammam et de ses environs.
Quel que soit leur nombre, l’essentiel est qu’ils trouvent tous, une structure qui les prendra en charge et leur prodiguera des soins, à la mesure de la gravité de leur maladie. Les plus gravement atteints, continuent malheureusement, de subir des séances d’hémodialyse à l’hôpital de Tizi Ouzou, en attendant que le centre de Aïn El Hammam dont l’ouverture était prévue pour le mois de juin, soit mis en service. En projet depuis très longtemps, le service de néphrologie est attendu avec impatience, par les insuffisants rénaux qui souffrent le martyre.
Par manque de locaux, c’est l’ancienne résidence des sœurs blanches qui a subi des transformations pour servir de centre d’hémodialyse. Quant à son ouverture, elle ne devrait pas intervenir avant l’année prochaine, puisque le personnel chargé du fonctionnement des machines n’est pas encore installé. Une dizaine d’infirmiers ont été détachés, il y a moins d’un mois, pour subir un stage, au niveau du centre d’hémodialyse du CHU de Tizi Ouzou.
A. O. T.
