La réapparition de certains produits agricoles et articles artisanaux sur le marché local de la ville de Kherrata émanant de diverses localités rurales et montagneuses de la région, telles Bradma, Djermouna, Aït Laâziz, Aït Mérai, Takliat pour ne citer que celles-là, est un signe évident que les petits agriculteurs, sont conscients que la véritable richesse inépuisable demeure les fruits de leurs labeurs, sources de disponibilités de produits agricoles pour l’autoconsommation de la cellule familiale mais aussi de revenus et surtout permettre de sauvegarder jalousement un patrimoine ancestral de terroirs de diverses origines.
En effet, la spécificité et le climat de la région de Kherrata, sont dominés par une agriculture de montagnes, tels que l’arboriculture en général, le figuier en particulier avec ses diverses variétés entre autres “Ali-Oumaadi”, “Aghanim”, “Abakor”, “Tichtouyine”.
L’olivier, le noyer, l’amandier, ceci pour les plantations agricoles. Quant aux autres activités, elles sont beaucoup plus concernées dans les cultures maraîchères, le tabac. Au niveau de certaines localités, l’élevage ovin et à un degré moindre les bovins.
Des richesses similaires qui existent également à travers les communes de Aït Smaïl et Taskiout, limitrophes à Kherrata, où l’artisanat, telle que la fabrication de divers objets de poteries à partir de l’argile cuite aux braises de bouse de bovins séchée, ornés de sigles et de formes géométriques dont seules nos mères et grands-mères connaissent leurs secrets, dont certaines familles de cette partie de la Kabylie continuent à perpétuer cette noble tradition qui est le symbole identitaire de la culture berbère. Tout un patrimoine qui constitue des richesses qu’il fait ressusciter et préserver, dont les générations présentes et futures se doivent d’assurer la continuité, sous peine de leur extinction. Pour assurer la poursuite de telles œuvres ancestrales, il est primordial que des conditions matérielles et organisationnelles soient réunies de manière à promouvoir ces richesses par des jeunes, de foires d’expositions de tous les produits des terroirs de diverses origines de la région qui offrent des potentialités qui ne demandent qu’a être exploitées pour donner à ce patrimoine sa place dans les mœurs et traditions dans la culture de la société rurale de la région de Kherrata et les communes environnantes qu’il faux sauvegarder et perpétuer.
Des opportunités qui peuvent être concrétisées puisque en plus des encouragements qui peuvent être apportés à de telles initiatives, tendant à ressusciter ces valeurs identitaires de cette partie de la Kabylie, qu’elles soient artisanales ou produits de terroirs de diverses natures, un cadre idéal d’organisations des manifestations culturelles de ce genre pourrait être assuré si les travaux de réalisation du marché de proximité retenu pour la ville de Kherrata depuis le début d’année 2007 connaîtra le début d’exécution.
Slimane Zidane
