Ayant suspendu les travaux d’aménagement et de réaménagement urbains dans la commune d’Aghbalou, sous prétexte que le gaz de ville doit être la priorité absolue avant tout autre travail d’aménagement, la tutelle traîne toujours dans ce projet, ce qui génère un sentiment de négligence et de marginalisation dans toute la commune. L’automne est là et le froid s’est installé en ce mois de novembre, poussant les habitants prévoyants à faire des réserves de bois, cela n’exclut pas que les gens doivent payer le gaz butane pour d’autres besoins de leur ménage. Ce qui complique davantage la tâche pour ces âmes, c’est qu’en période de neige, les camions destinés à ravitailler la commune en butane, font face souvent à la difficulté et même à l’impuissance de se déplacer vers les différents villages, d’où la pénurie de gaz butane. Contrairement aux autres communes de la région, qui ont bénéficié du gaz de ville, la commune d’Aghbalou attend désespérément la venue de cette énergie indispensable et promise depuis que la commune de Chorfa en a bénéficié. La cherté du gaz butane constitue un authentique facteur de ruine pour les familles de ces villages, et déstabilise leurs économies dès que le froid s’installe. « Avec une bouteille à 200 DA, personne ne peut combiner entre ses frais des denrées alimentaires, des couverture et les frais de gaz, et autres faux frais », nous dira un citoyen, qui se plaint aussi de leur marginalisation. Avant d’ajouter « nous sommes marginalisés, je ne sais pas pourquoi cette indifférence affichée par les autorités vis-à-vis de la commune tout en connaissant ses manques ? ». Il faut dire qu’au moment où l’Algérie occupe une place honorable parmi les grands producteurs du gaz dans le monde, les communes comme Aghbalou se plaignent du manque de cette même denrée et paient le prix fort à cause de leur situation géographique.
Brahim B.
