La Coordination nationale des syndicats des dix ports d’Algérie s’élève cette fois-ci en force, en maintenant les deux jours de protestation prévus pour avant-hier et hier.
Ceci intervient, nonobstant la décision de l’UGTA d’annuler ce mouvement de protestation, qui, faut-il le rappeler, avait réaffirmé son engagement a trouver les solutions aux préoccupations socio-professionnelles dans l’intérêt des travailleurs des ports et de l’intérêt supérieur du pays.
Devant cet état de fait, le Collectif de défense des libertés syndicales (CDLS) a tenu à exprimer son soutien à la Coordination nationale des syndicats des dix ports d’Algérie, pour éviter qu’à l’avenir de pareils forfaits soient commis à l’encontre de l’intérêt des travailleurs, du patrimoine et des ressources du pays.
Le CDLS a rendu public un communiqué dans lequel, il a déclaré qu’ » il a appris avec stupeur la signature de l’accord de partenariat entre les ports d’Alger et de Djendjen et le groupe émirati DP World Dubaï, et ce, malgré l’opposition de la Coordination des syndicats des dix ports d’Algérie. » Cet accord qualifié de « scélérat « , affirme le communiqué, met à la rue 3 000 dockers du port d’Alger sur les 3 600 actuels. » Le CDLS considère qu’en continuant à procéder ainsi, les ressources du pays seront livrées, pan après pan, au capital étranger, portant ainsi un grave préjudice aux intérêts des travailleurs de la nation « , peut-on lire dans le communiqué. Dans le même ordre d’idées, le communiqué précise ceci :
» Cette entreprise de dépossession concerté, entre pouvoirs publics, usant de tous moyens de dissuasion et de pression (menaces, intimidation et harcèlement incessant) et la centrale syndicale UGTA devenue le fossoyeur du monde du travail, est en train de vider le pays de sa substance vive et compromettre gravement l’avenir des futures générations de travailleurs. »
L.O
