Les adjoints d’éducation ne lâchent pas prise

Le statut particulier des travailleurs de l’éducation n’a pas fait que des heureux, le corps des adjoints d’éducation s’est senti lésé et l’a fait savoir à qui de droit en organisant plusieurs sit-in devant le siège de la direction de l’éducation.

Face à la sourde oreille de leur tutelle, ils se sont organisés à travers le territoire national et ont tenu une conférence nationale le 2 du mois courant durant laquelle il a été décidé d’une grève de quatre jours. Après avoir rejoint le syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), leurs doléances ont fait l’objet d’une déclaration signée par le secrétaire général du bureau de wilaya de cette organisation syndicale. Ainsi donc dans la dite déclaration, il a été mis en exergue la volonté du ministre de l’éducation nationale, aidé en cela par l’UGTA, d’adopter « une politique discriminatoire dans le cadre d’un pacte social meurtrier pour l’ensemble des travailleurs algériens ».

Il est mentionné aussi que l’opinion s’est mobilisée aux côtés de cette corporation lors de leur grève sans omettre de rajouter que même les élèves avaient, par sympathie, déclenché des actes de solidarité. Ils menacent d’un durcissement si le ministre ne se décide pas à décréter les amendements attendus par les adjoints d’éducation qui ne cessent de revendiquer une meilleure classification catégoriale et une possibilité, comme par le passé à la promotion au grade de surveillant général.

En conclusion de leur déclaration, ils lancent un message dans lequel ils rappellent que les bastonnades, les amputations de salaires ne sont pas aussi rigides que leur conviction de défendre leur dignité et leurs droits légitimes.

Ils se disent déterminés à continuer le combat pour recouvrer les droits dont ils sont spoliés. Par ailleurs, convaincus d’avoir usé de toutes les voies légales en vain, ils prennent à témoin l’opinion publique et menacent de durcir leurs actions à l’avenir.

A. Gana