Plus de sept mille hectares à emblaver

Car, en dehors de quelques rares anicroches, liées aux aléas climatiques, avec lesquelles les pommes de la terre ont d’ailleurs fini par s’accommoder, l’opération, entamée la deuxième décade de ce mois nous signale-t-on, poursuit normalement son cours.

Selon les chiffres communiqués par la Chambre d’agriculture de Bgayet, les intentions d’ensemencement pour la campagne version 2008/09 sont de l’ordre de 7160 ha, dont 4500 ha en blé dur, 2600 ha en orge, 130 ha en blé tendre et 30 ha en avoine.

Une faible proportion de ces opérations, soit 600 ha, sera réalisée en « intensifié » et bénéficiera des soutiens de l’Etat. Les autres parcours relèvent du programme ordinaire. Les recommandations de la Chambre d’agriculture et de la Direction des services agricoles sur la conduite de la culture céréalière portent essentiellement sur la nécessité d’utiliser les semences traitées fournies aux coopératives agricoles par l’OAIC et le non moins important respect de l’itinéraire technique.

Cela passe par l’assolement, une préparation correcte du sol, un lit de semences appropriées et un bon engraissement. Mais force est de relever que par souci d’économie, de méconnaissance de la profession et bien d’autres contraintes, peu d’agriculteurs s’en tiennent à ces normes techniques modernes. En effet, hormis les grands domaines types EAC et EAI, l’immense majorité des terres cultivées sont des microparcelles issues de morcellements successifs où l’on est encore aux méthodes traditionnelles de culture telles que le semis à la volée ou la moisson à la faucille.

La typologie des exploitations dont la plupart est située en piémont à forte déclivité ou en montagne, se prêtant encore moins à la mécanisation, donc à la modernisation.

A noter enfin que la campagne de labours-semailles 2008/09 est caractérisée par la mise en place d’une nouvelle formule de financement des agriculteurs par l’octroi par la BADR et la BNA de crédits sans intérêts, remboursables en fin de campagne.

Nacer Maouche