Les élèves sans cantine

Ce n’est qu’au 2e trimestre, que les élèves prennent des repas chauds, il y a deux ans il a fallu attendre le mois d’avril pour que la cantine soit enfin ouverte. Cette année scolaire 2008/09 ressemble aux précédentes. En effet le 1re trimestre de l’année scolaire en cours tire à sa fin et la cantine du CEM Aït Saâda n’est toujours pas fonctionnelle, pourtant la cantine existe bel et bien, l’enveloppe financière existe aussi mais les élèves scolarisés dans cet établissement n’en bénéficient pas, ni de repas froids et encore moins de repas chauds par ce froid de canard.

Les raisons des uns et des autres

Si pour les années précédentes la raison invoquée par ci, par là pour la non ouverture de cette cantine serait du au fait que les fondations et les poteaux ne soient pas solides donc, les responsables ayant « la peur au ventre » pour leurs élèves, puis ce fut l’absence de gestionnaire, cette année, c’est le même problème qui revient à savoir que l’actuel gestionnaire travaille à mi-temps dans ce CEM, c’est à dire 3 jours dans cet établissement et les 3 autres dans un autre établissement dans la daïra de Aïn El Hammam. Mais est-ce une raison pour priver les enfants de repas chauds ? Où sont passés les parents d’élèves en général et l’Association des parents d’élèves en particulier ? L’administration de ce collège a-t-elle porté à la connaissance de la Direction de l’éducation ce problème ? Et cette dernière si elle est au courant qu’attend-elle pour réagir et pallier ce problème en affectant un gestionnaire à cet établissement ou en maintenant celui qui y travaille à plein temps ?

Cela étant, ceux qui payent les frais de l’inconscience que ce soit les parents les responsables de l’établissement ou de l’éducation ne sont que ces enfants innocents.

Et pour l’anecdote, un élève de cet établissement aurait même fait la remarque suivante aux responsables de l’établissement « vous les responsables vous êtes au chaud devant vos résistances et vous manger chez vous des repas chauds quant à nous, nous nous tapons des repas froids ou des fois rien.  »

L’autre problème que rencontrent les élèves de ce collège et, particulièrement ceux venant de Souk El Had distant de huit kilomètres du CEM, est leur non prise en charge entre midi et deux heures.

Quelle alternative ?

Cette situation met les enfants et même les riverains dans l’embarras car les riverains du CEM chassent les enfants de leur terrains invoquant l’excuse que ces collégiens causent des désagréments à leurs champs en occasionnant des dégâts à leurs oliviers et autres arbres.

A ces problèmes, se greffe aussi le manque d’enseignants et malheureusement cela se répète presque chaque année, ainsi l’année dernière les élèves de 1re et 3e années moyennes sont restés presque toute l’année sans prof d’histoire et de socio, quant à cette année selon des renseignements en notre possession, des divisions pédagogiques seraient sans professeur de physique.

Et pour pallier tout ce manque, il serait aussi souhaitable que l’association et tous les parents d’élèves ainsi que l’administration se penchent un peu plus sur le manque que vit le CEM donc sur l’avenir de leurs enfants.

Enfin, pour revenir à la cantine scolaire il y a lieu de ressasser qu’elle n’est toujours pas ouverte et que ce n’est que durant les compositions de ce trimestre que les élèves ont bénéficié de repas… froids. Comme le temps devient de plus en plus rude il serait souhaitable pour les enfants que la cantine soit ouverte et que les adolescents puissent enfin manger un repas chaud puisqu’un budget à été alloué par l’Etat, donc c’est un droit pour ces enfants et il n’y a aucune différence entre les enfants de Yattafen, d’Akbil, d’Iboudraren ou d’ailleurs qui, eux, bénéficient de repas chauds.

B. Mhanna