Quarante poêles à mazout pour les écoles

Dans certaines écoles de Aït Yahia Moussa, il n’y a presque pas de chauffage, si bien que les enseignants utilisent des résistances électriques pour atténuer un tant soit peu ce froid qui gèle les pieds des petits potaches. « Il y a des poêles qui n’ont pas fonctionné depuis des années. Soit ils sont en panne soit il manquent de combustible », nous apprend l’instituteur d’une école primaire de cette municipalité. Pour cette année, on croit savoir que la situation va s’améliorer. Effectivement pour parer à cette situation et permettre aux enfants de travailler dans de bonnes conditions, l’exécutif communal a pris une initiative louable à plus d’un titre.

« Nous avons reçu des doléances de la part des directeurs des écoles primaires. Nous avons alors pris la décision de trouver une solution », nous a annoncé le maire. Et d’ajouter : « Nous avons acquis quarante poêles à mazout. Nous avons alors réparti ce quota sur les quinze écoles de la commune selon le manque signalé. En tout cas, pour le moment nous avons satisfait cette demande.  » Interrogé sur le combustible, le premier responsable de la commune nous a fait savoir que tout est prêt pour la saison hivernale. D’ailleurs, en ce début du mois de novembre, le fuel a été acheminé par les agents communaux vers toutes les écoles. « C’est bien. Nous avons eu deux fûts de deux cents litres chacun. On essaiera tout de même de bien gérer ce combustible tout en demandant aux autorités locales de maintenir ce genre d’actions durant tout l’hiver. Par le passé, les élèves ont vraiment souffert », nous a confié le directeur d’une école primaire, satisfait de recevoir des poêles neufs ainsi que deux fûts de mazout. Il faut dire que même au chef-lieu de commune, le gaz naturel n’est pas encore arrivé. Au CEM Rabah-Meddour, les élèves bénéficient d’un chauffage permanent grâce à l’installation d’une chaudière. Notons enfin que les collèges ont une gestion autonome, contrairement aux écoles primaires dépendant de la commune et qui n’ont donc pas de budgets à part entière si bien que parfois elles sont délaissées quand on sait que la plupart des municipalités sont endettées.

Amar Ouramdane