Après trois mois de travaux, menés à grande cadence par les entreprises, la station monobloc (coagulation, foculation, décantation) pour le traitement des eaux du barrage, dit numéro 4 de Draâ El Mizan, a été mise en service, hier, par le secrétaire général du wali en présence des responsables locaux ainsi que de Saïd Abbès en sa qualité de directeur de la Direction de l’hydraulique de Tizi-Ouzou. En effet, la décision d’installer cette station a été prise en vue de renforcer l’alimentation en eau potable de la ville de Draâ El Mizan dont la population s’élève à vingt et un mille quatre cent quatre-vingt (21 480) habitants en attendant l’arrivée des eaux du barrage de Koudiat Acerdoune (Bouira) vers la fin de l’année 2009. Dès l’arrivée de la délégation de la wilaya, M. Abbès fera visiter une à une les composantes de cette station. Le directeur de l’hydraulique en présence des responsables de tous les secteurs de la région et des élus locaux explique d’abord la nécessité de cet ouvrage. « Cette station alimentait auparavant Ledjen, elle a été déplacée par la suite ici par nécessité afin d’alimenter la ville de Draâ El Mizan en attendant le projet structurel de Koudiat Acerdoune. Nous avons alors posé la conduite sur une distance de trois kilomètres pour retrouver l’ancienne conduite qui venait de Boumahni. La capacité de traitement de la station est de
2 500 mètres cubes/jour pour vingt mille habitants et cela à l’aise », dit-il avant d’annoncer le lancement des forages à Maâmar à la demande des élus locaux. M. Abbès continue ensuite d’expliquer les étapes des travaux. Tout en informant l’assistance sur la fiabilité du projet, il rassure la population que l’alimentation de Draâ El Mizan, qui était de deux fois par semaine, passera à une alimentation quotidienne. « Il ne faut pas comprendre que ce sera H/24 mais plutôt chaque jour car il faudra attendre l’arrivée de l’eau du barrage de Koudiat Acerdoune », précise-t-il au passage. Parlant du débit alimentant les réservoirs d’eau, le directeur de l’hydraulique indique que jamais un tel débit n’est parvenu, en citant même M. Laouari, un responsable connu en la matière. Il remercie, par ailleurs Sonelgaz, qui les avait beaucoup aidés pour remettre en marche cette station en panne depuis des années. » Voila les différentes étapes suivies : on a lesté des sacs de sable spécial pour avoir une meilleure filtration, on a vidé, puis remis un autre sable et cela s’est dessoudé », enchaînant description sur description, M. Abbès signale que la conduite de vidange a été ouverte après vingt-cinq ans de fermeture. « On a évacué toute la vase, puis on a laissé purifier puisqu’il y avait un apport en eau pour que l’eau devienne limpide, après cela on a fermé », poursuit-il. M. Abbès parlera aussi du barrage de Souk n’Tleta qui démarrera en 2009 avant de passer en revue le barrage de Koudiat Acerdoune qui alimentera douze communes du versant sud de la wilaya. A une question sur le coût de l’opération, le premier responsable du secteur hydraulique au niveau de la wilaya a répondu qu’elle était de quatre-vingt millions de dinars sans compter le coût de la station. La délégation arrivera ensuite dans la partie où arrivera l’eau traitée, c’est-à-dire le pompage de l’eau vers les réservoirs de Draâ El Mizan : c’est ici que le représentant du wali a donné le coup de starter de cette station. Juste à côté, c’est le barrage avec sa capacité d’un million et demi de mètres cubes où d’autres explications ont été fournies par M. Abbès au sujet de l’eau du barrage, que certains disent polluée ainsi que sur sa contenance. Sur ce, M. Metahri, membre APW et spécialiste dans le traitement des eaux est intervenu pour rassurer la population de Draâ El Mizan qu’elle n’avait rien à craindre à boire cette eau qu’il a qualifiée « d’eau minérale ». La dernière étape sera celle du laboratoire où des explications ont été données par le personnel. On nous dira que les prélèvements se font chaque heure. Cette visite à la station s’est terminée sur place par une collation offerte à tous les présents.
Amar Ouramdane
