Le spectre de la crise de l’eau se profile à l’horizon

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Soleil sans partage, calme anticyclonique, écarts thermiques intersaisonniers accusés… La région de la Soummam et le Tell algérien d’une manière générale, sont, doucement mais sûrement en train de se départir du climat méditerranéen, relativement humide, pour passer sous l’influence d’un climat de type continental. L’adoucissement du climat, amorcé depuis des décennies se poursuit inexorablement. Cette tendance au réchauffement s’accompagne d’une baisse sensible du volume des précipitations. Les rares perturbations atmosphériques qui traversent la région ne génèrent qu’un simulacre de pluies.

Le contraste entre le régime pluviométrique d’il y a quinze-vingt ans est édifiant à cet égard. En effet, les statistiques révèlent que la région du tel a recueilli cette dernière décennie moins de Tell moitié et parfois du tiers des quantités habituelles de pluie.

Cette forte baisse de la pluviométrie est considérée, à juste titre, comme un “bruit de fond” très gênant, vu l’impact de cette denrée précieuse sur la consommation des ménages et son incidence directe sur quasiment tous les secteurs d’activités économiques.

Variabilité interannuelle ou phénomène cyclique, la sécheresse est une donne climatique avec laquelle il faut désormais composer.

Elle invite à une nouvelle approche dans la mobilisation des ressources hydriques et l’adduction d’eau potable. La rationalisation de la consommation, la lutte contre le gaspillage et la protection des points d’eau sont des impératifs vitaux qu’il importe de mettre en place.

Ils devraient permettre un usage aussi efficace que rationnel, ainsi que la sauvegarde de cette ressource de plus en plus rare. La plupart des zones rurales souffrent d’un sérieux déficit d’approvisionnement en eau potable.

La majorité des habitants n’y ont pas accès et ne disposent pas toujours d’installations pour l’évacuation des eaux usées. Dans les zones déshéritées, les sources d’eau sont soit insuffisantes, éloignées ou carrément inexistantes. Même si le taux de raccordement au réseau AEP est parfois appréciable, les besoins des ménages, aussi bien en quantité qu’en qualité, sont loins d’être satisfaits. De gros efforts d’investissement restent à faire en matière de mobilisation des ressources hydriques et de leur exploitation pour pallier le déficit en eau et en atténuer les retombées négatives.

N. M.

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