En cause : ceux qui ont géré et brillé par leur incompétence et se sont, de tout temps plu à faire dans l’improvisation en se confinant dans une gérance au jour le jour qu’aucune étude n’a jamais conforté.
A chaque défaillance du réseau ou des équipements on ordonne aux services des eaux de parer au plus urgent, quitte à utiliser parfois des lanières de chambre à air pour stopper les fuites. A Béni Mansour le maire destitué a affirmé, lors de son minimandat de 2005, avoir refait le réseau d’adduction à Bourar et mis les moyens adéquats pour en finir avec les sempiternelles pénuries d’eau qui sévissent notamment en été. Combien de pompes hydrauliques ont été achetées ou réparées sans qu’on ne parvienne à venir à bout du problème qui reste plus posé que jamais ? Seul le fournisseur de M’sila le sait puisque c’est lui qu’on appelle à chaque avarie et comme les pompes hydrauliques sont mises à mal les factures de l’APC ont grossi de manière impressionnante au fil des années. Dans le même village où les citoyens demeurent à longueur de l’année soumis au rationnement les inégalités dans la distribution sont légion et les utilisateurs désabusés en font un argument pour refuser de s’acquitter de leurs redevances. On parle d’existence de conduites frauduleuses et une source proche de l’assemblée actuelle parle de création d’une brigade des eaux. Néanmoins, dans le passé, on a même poursuivi des innocents à tort dans des simulacres de procès que l’APC a, bien sûr, lamentablement perdus sachant que les poursuites étaient factices, à caractère politique et dénuées de tout fondement.
C’est la débandade totale dans l’approvisionnement, le réseau de Béni Mansour souffrant de vétusté et d’une gestion aléatoire qui n’a pas livré tous ses secrets. Sur tous les territoires de la commune qui s’étend sur 18 villages la situation en AEP est peu enviable.
Tout reste à faire et les plaintes des citoyens ont toujours été éludées ou carrément inacceptées par l’APC, et ce au vu et au su des autorités de wilaya qui ont brillé par leur mutisme et leur inaction.
D’ailleurs, que pouvaient faire les citoyens qui voyaient impuissants des citernes d’eau destinées en été exclusivement aux fans du maire déchu ? Quant aux partis politiques les détenteurs du pouvoir local n’en ont jamais voulu et les ont isolés, traqués et exclus de toute gestion car hostiles à toute idée d’opposition dans le royaume où ils trônent sans partage. A Boudjellil, les habitants ne sont pas au bout de leur peine en matière d’eau potable. Combien de budgets ont été engloutis dans le bricolage consistant à rénover une conduite émergée dans oued Sahel et qu’il parvenait à charrier à sa première crue ? On s’est contenté de recourir aux solutions de replâtrage et de calmer la dissidence citoyenne en dépensant avec prodigalité les budgets dans des bricolages voués d’avance à l’échec. Au lieu de faire une étude technique pour répondre aux besoins des citoyens et régler définitivement le crucial problème on s’est plu à s’adonner à un perpétuel bricolage qui n’a épargné ni l’argent public gaspillé pour rien ni le bien-être des citoyens réduits à vivre constamment les malheurs de la privation. Bien sûr, ceux qui ont régné vivent trop confortablement pour ressentir la souffrance de leurs concitoyens qui ne comptent que pour l’électorat qu’ils représentent à chaque scrutin. La preuve est que celui qui s’est appelé Monsieur le Maire réside à Akbou dans un centre urbain loin de toutes les misères de la commune qu’il dirige d’une main de fer depuis 1997. Ne s’agit-il pas d’une dilapidation de l’argent du contribuable ? Au nom de quelle loi de la République la gestion de la municipalité peut-elle ainsi échapper à la transparence et refuser toute voie dissonante ?
Z. Z.
