Les choux-fleurs de la localité envahissent les marchés

Il y a peine quelques années, les choux-fleurs n’étaient cultivés que dans la Mitidja où les maraîchers s’étaient spécialisés dans leur culture. Cependant, depuis déjà un bon bout de temps, c’est à partir du périmètre irrigué du barrage de Tizi Gheniff que partent des tonnes de ces têtes, toutes blanches, vers les marchés de gros de tout le pays et cela sur une longue période. « Effectivement, la vallée de Tizi Gheniff est une grande productrice de choux et de choux-fleurs depuis déjà plusieurs années mais les gens continuent toujours à croire que ce qu’ils achètent ou qu’ils trouvent au marché local, à Draâ El Mizan, Boghni, Tizi Ouzou, proviennent de Sidi Moussa, Rouiba, Reghaïa ou d’autres localités mais en réalité toute cette belle production sort des terrains de Tizi Gheniff, grâce bien sûr, à l’eau du barrage qui est utilisée par les maraîchers parcimonieusement même en basse saison », nous confie ce maraîcher, originaire de Bordj Menaiel à ce sujet. Notre interlocuteur nous apprendra que pour avoir ces légumes pendant plusieurs mois, il faut procéder de la même manière pour la plantation en l’espaçant pour que la récolte se fasse également, tous les jours et pendant plusieurs mois. « Si vous plantez vos choux ou vos choux-fleurs en une seule fois, vous les récolterez, comme pour la pomme de terre, en une seule fois car toutes les têtes seront prêtes au même moment, c’est tout simple », termine notre interlocuteur. Contents de l’aubaine offerte par la disponibilité de ce légume à bas prix, 20 ou 30 dinars le kilogramme en moyenne, les pères de famille n’hésitent pas donc à en prendre. « Avec des légumes secs dont le prix a pris l’envol avec un kilogramme de loubia à 130 dinars ou des lentilles à 110 DA, je préfère une belle tête de chou vert ou celle d’un beau chou-fleur, en ajoutant uniquement 100 DA de viande hachée, mes enfants auront un repas princier avec des rochers de chou farci ou un gratin de chou-fleur à bas prix au lieu d’une marmite d’eau où les faillots font de la natation », nous déclare Aâmi Amar, retraité depuis peu de temps.

Essaid N’Ait Kaci