“Hydro environnement” sur le terrain

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C’est dans la salle des délibérations de l’APC que les services techniques de la daïra, les autorités locales, ainsi que des membres de comités de villages ont été réunis, dimanche après-midi pour écouter les deux membres, représentant le BET en question, parler du sujet qui tient en haleine toute la population. Ces derniers, afin d’expliquer le glissement de terrain à Aïn El Hammam, ont cru bon de faire un parallèle avec d’autres régions d’Algérie (Tigzirt) ou d’autres pays (Italie) où l’on retrouve le même phénomène. Pour étayer leur exposé, les conférenciers se sont aidés par des projections, particulièrement des diapositives.

Au fait du problème d’Aïn El Hammam, depuis longtemps, Hydro environnement, compte rendre les résultats de l’étude, dans dix sept mois. Durant cette période, il sera procédé à une auscultation géo-radar (observation par satellite) qui donnera un aperçu global du mouvement au bout de trente sept jours. Cette opération sera, par la suite, suivie de l’installation de matériel de géophysique radar (scanner du sol). La seconde phase concernera l’expertise de toutes les constructions par la DUC en collaboration avec le CTC. Pour que l’étude soit complète, le laboratoire de “hydro environnement” compte effectuer des sondages en profondeur (carottages) tout en procédant à l’exploitation de photos d’archives allant de 1992 à ce jour. Un travail de prospection a d’ailleurs été réalisé par le BET, bien avant sa venue à Aïn El Hammam. Par la suite, afin de permettre aux hôtes de Michelet de s’imprégner de la situation, une sortie a été organisée à travers les artères les plus touchées de la ville. Des explications détaillées leur ont été données, sur place, par les membres des différents services techniques présents. Tout ce travail dont la population attend des résultats probants, coûtera beaucoup d’argent aux contribuables. L’étude se chiffrera, nous dit-on, à soixante millions de dinars (60 millions) dont 60% transférables en devises. Suivant les données recueillies, les experts proposeront des solutions. La solution la plus indiquée qui se profile, d’ores et déjà à l’horizon, est celle du confortement des bâtiments récupérables. Ce qui, comme l’a souligné un responsable, n’exclut pas le recours à des démolitions si le besoin s’en fait sentir. Sachant que ce mouvement de terrain s’est manifesté depuis la fin des années 60, il est à se demander si ceux qui avaient permis la construction de ces masses de béton, après cette date, ne sont pas, aujourd’hui responsables de ce qui arrive.

A. O. T.

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