Le centre universitaire de Bouira, baptisé du nom de l’ancien officier de l’ALN, Akli Mohand Oulhadj, a tenu à commémorer l’anniversaire de sa disparition coincidant avec la journée du 2 décembre. A cette occasion, une conférence, débat animée par des moudjahidine et des personnalités historiques, a été organisée hier au centre universitaire de Bouira à l’initiative du bureau de wilaya des moudjahiddine. Etaient présents à cette rencontre les moudjahidine de la wilaya IV historique, à leur tête Youcef El Khatib, chef de la même wilaya, les moudjahidine de la wilaya III, le secrétaire général de l’ONM chargé de la communication, les représentants des bureaux des moudjahidine de la wilaya de Bèjaïa et de Tizi Ouzou, les fils des révolutionnaires Akli Mohand Oulhadj et Ali Mellah, le directeur du musée de Tizi Ouzou et des membres de la fondation de la wilaya IV. Après avoir écouté l’hymne national, le directeur du centre universitaire prendra la parole pour dire que l’objectif de cette rencontre est de faire connaître la personne et le parcours de Akli Mohand Oulhadj. Ouamar Belhadj. Le chargé de la communication de l’ONM, qui lui a succédé, est revenu quant à lui sur les valeurs et les qualités de l’ex-chef de la wilaya III. A ce propos, il dira que Mohand Oulhadj fut un homme d’une grande sagesse et un chef hors pair. De son côté, le représentant du bureau des moudjahidine de Béjaïa qualifiera Mohand Oulhadj de vrai stratège qui a su résister aux assauts de l’armée française à une période marquée par le lancement d’opérations de grande envergure au cours desquelles les wilayas III et IV ont beaucoup souffert. Juste après, c’est M. Ouali, un des compagnons de Mohand Oulhadj, qui a apporté des témoignages sur l’homme durant la période 60-62. Il expliquera que durant l’opération jumelles marquée par une grande offensive de l’armée française ayant causé beaucoup de pertes parmi les combattants de l’ALN, Mohand Oulhadj avait prêché l’unité et avait surtout insisté sur la cohésion qui devait exioter entre les moudjahidine et la population. » Grâce à sa sagesse et ses principes, l’ex-chef de la Wilaya III avait réussi à éteindre le brasier et avait réglé des problèmes au moment des crises », a-t-il tenu à expliquer. Youcef El Khatib, connu sous le nom de Si Amar interviendra pour dire que Akli Mohand Oulhadj a pris ses responsabilités à la tête de la Wilaya III à un moment crucial et difficile, durant lequel l’ALN avait beaucoup faibli avec la fermeture des frontières, l’arrivée de gros renforts de l’Hexagone et le lancement du plan Challe par l’armée française. De Akli Mohand Oulhadj, Si Amar gardera de bons souvenirs avant et après l’Indépendance. L’ex-chef de la Wilaya IV se rappellera sa rencontre avec le colonel à Zemmoura en mars 62. Un homme dont il dira qu’il partageait la vision et les principes. » Après l’Indépendance, nous avions tous les deux fait partie du Conseil de la révolution installé en 65, mais en 67 nous avions choisi de démissionner », a-t-il témoigné. Avant de conclure son intervention, Youcef El Khatib exhortera les jeunes à suivre l’exemple de leurs aînés qui étaient, selon lui, pour la plupart des jeunes. Les questions des intervenants étaient parfois hors sujet et le semblant de débat qui a suivi juste après -et c’est fort regrettable- n’était malheureusement pas consætructifs.
Djamel. M
