Ainsi, une journée « portes ouvertes » sur la station d’assainissement a été organisée dimanche dernier sur les lieux. Pour sa part, l’APC a mis tous les moyens pour la réussite de cette journée de sensibilisation et d’information notamment le transport du public de la ville vers l’endroit situé à quelque cinq kilomètres de Draâ El Mizan. En effet, la société civile a répondu à cette invitation car sur les lieux, il y avait quand même beaucoup de monde même si cela s’est déroulé à la veille de l’Aïd. Sur place, des explications ont été données par des spécialistes en matière de traitement des eaux ainsi que des chimistes et des biologistes qui travaillent dans le laboratoire d’analyses mis en place sur le site. Ils ont été à la disposition du public qui a posé toutes les questions concernant ce projet. En plus des interventions directes, il y a eu une projection sur le barrage de Draâ El Mizan et sur le processus suivi de la préchloration, en passant par la coagulation, la flaculation pour arriver à la chambre métallique. Un prospectus a été mis à la disposition des visiteurs. Sur ce document, on peut voir la vue générale du barrage et celle de la station monobloc.
Dans la description du barrage, on trouve son volume qui est de l’ordre de un million et cinq cent mille mètres cubes, sa surface du plan d’eau couvrant presque vingt-neuf hectares. Alors que la digue s’élève à seize mètres de haut avec une largeur de cent cinquante mètres. Concernant la station de traitement, elle est de type monobloc avec une capacité de deux mille cinq cents mètres cubes par jour. Dans un autre tableau, les responsables du laboratoire ont donné toutes les précisions au sujet de la qualité de l’eau servie. Si les analyses sont quotidiennes et toutes les heures, sur le prospectus en question, on peut lire celles des vingt-cinq et vingt-six du mois dernier, en d’autres termes un échantillon. A titre d’exemple, on peut retenir les normes de pureté suivantes : « paramètres physico-chimiques : Ph (unité NTU) -valeurs admissibles : 6,50 -8,50 ; résultats des prélèvement pour les deux journées précitées : 7,53 et 7,24, pour la turbidité (NTU) – 5,00- résultats des prélèvements 0,58-2,9). Pour le deuxième paramètre, c’est-à-dire celui de la pollution qui se calcule en mg/I. Les laborantins donnent pour la norme en ammonuim 0,50 mg/l toléré, celui trouvé pour les deux journées est de 0 mg/l, les mêmes chiffres pour le nitrate et le phosphate tandis que les normes retenues sont de 50 mg/l et 0,50 mg/l. Enfin, les biologistes ont exposé l’état concernant la minéralisation globale. A l’intérieur du laboratoire d’analyses, des élèves du lycée Ali-Mellah ont eu toutes les explications concernant les contrôles faits sur place. Pour ceux que nous avons approchés, les chiffre obtenus au sujet du calcium, du magnésium, du sodium, du potassium et des chlorures sont plus normaux, par exemple la norme de calcium est de 200 mg/l, celle retrouvée après analyse 35 mg/l pour le 25 novembre, celle du magnésium est de 150 mg/l alors que celle du 26 novembre était de 36,95 mg/l. En tout cas, après analyse des résultats des prélèvements, il ressort que cette eau ne présente aucune anomalie. C’est dans cet ordre d’idées que cette journée a été bénéfique à plus d’un titre bien que certains citoyens maintiennent toujours cette crainte. Les organisateurs de ces « portes ouvertes » à leur tête Saïd Abbas rassurent les habitants de Draâ El Mizan sur la bonne qualité de cette eau.
Certes, après cette action, le doute va laisser place à la compréhension. Les responsables du secteur disent par ailleurs que c’est là un apport considérable pour la région de Draâ El Mizan qui a longtemps souffert en attendant le projet structurel de Koudiat Asserdoun pour que l’eau arrive dans les robinets vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Amar Ouramdane
