La production de la pomme de terre appréciable

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Il n’échappe à personne que la vallée de Draâ El-Mizan qui s’étend sur quelque 250 hectares est très prolifique pour les cultures maraîchères.

En effet, en dépit de toutes les craintes en rapport avec des maladies touchant les tubercules, les maraîchers ont tenu à la plantation de la pomme de terre. “Nous avons lancé les plants à la fin du mois de juillet. Nous les avons irrigués durant presque deux mois. Depuis la mi-octobre, les premières pluies sont tombées. Pour la saison actuelle, deux facteurs sont à craindre : les maladies, particulièrement le mildiou, et les gelées.

Pour cette année, nous sommes heureux car nous en sommes épargnés ?”, nous explique un spécialiste très connu dans ce domaine. Depuis maintenant une quinzaine de jours, des dizaines d’ouvriers saisonniers sont à pied-d’œuvre. “On peut dire que la production est bonne. Mais il faut reconnaître que ce genre de cultures nous revient cher.

D’abord, nous payons la semence à un prix fort à quoi ensuite il faut ajouter les autres frais : main-d’œuvre et autres”, nous a confié notre interlocuteur. Ce dernier a raison car même si la production est jugée d’appréciable, le prix de la pomme de terre continue de flamber. Même sur place, son prix varie entre trente et trente cinq dinars.

Cependant, comme tous les produits, cela ne profite qu’aux spéculateurs si bien que cette pomme de terre qu’on dit souvent du “barrage” est vendue au marché de fruits et légumes de la ville à quarante dinars bien avant la veille de l’Aïd.

Quant à l’autre variété, son prix ne descend pas de moins quarante cinq dinars. Les consommateurs craignent la flambée de ce produit essentiel dans la préparation de tous les repas car avec le mauvais temps, le déterrement de cet aliment féculent peut être freiné.

D’ailleurs, c’est le cas de tous les légumes de saison. “Si le mauvais temps persiste puisqu’il est déjà annoncé, on craint que le prix de la pomme de terre n’atteigne les soixante dinars”, estime un client accosté au marché de la ville.

En tout cas, on ne peut avancer aucun taux pour la production de ce légume car les maraîchers n’avancent rien à ce propos. Ils se contentent de dire : “C’est appréciable !”

Amar Ouramdane

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