« C’est pour parer à tous les vols qui risquent de s’y produite que nous avons décidé d’interdire la vente des olives jusqu’à la fin de cette campagne oléicole », nous déclare un membre de la djemaâ qui ajoute que tout contrevenant sera pénalisé d’une amende de 1500 dinars au moins.
Par ailleurs, cette restriction sera levée lorsque les oliveraies seront libérées par leurs propriétaires et les maraudeurs pourront ainsi ramasser les fruits qui en restent. « Vendu à 25 ou 30 dinars le kilogramme d’olives, certaines personnes n’hésitent pas à s’attaquer à toutes les oliveraies, sans distinction. Ainsi, les oliviers dont les propriétaires habitent ailleurs et qui ne viennent que le week-end ne trouveront rien », nous confient les villageois décidés à sévir contre les voleurs. Au demeurant, plusieurs oliveraies de ce village situé à huit kilomètres au nord du chef-lieu ont été la proie des flammes au cours de l’été dernier où les centaines d’oliviers croulant déjà sous le poids de leurs fruits attestent d’une future bonne récolte. Jusqu’à ce jour, les sinistrés ne voient toujours pas venir les indemnisations.
Essaïd N’Aït Kaci
