D’importantes chutes d’eau déferlent depuis Ighil Ali dans la commune limitrophe dès lors qu’il y a des intempéries importantes. La pente qui prévaut sur une quinzaine de kilomètres entre Ighil Ali et Beni Mansour n’est pas sans justifier le spectre d’une inondation importante à Tala El Vir ou à Beni Mansour. Le cumul des eaux pluviales progressant à une vitesse importante donne naissance à un oued qui finit par se constituer sous l’effet boule de neige longeant le CW42 A, non loin de l’usine Baticompos pour se jeter dans l’oued Amarigh.
Les intempéries, prévalant depuis le début de l’automne, ont eu pour conséquence le ravinement du CW42 A à hauteur de l’accès à l’usine de Rebrab qui a subi, pour rappel, vers 1995, un raz-de-marée boueux qui n’a fort heureusement pas fait de victimes humaines mais occasionné des dégâts matériels non négligeables.
Face à la menace, l’unité tente de prendre à présent, ses précautions en prévoyant à l’endroit raviné et affaissé, un mur de soutènement en béton armé. Les fossés devant servir à l’évacuation des eaux pluviales qui prennent les allures d’une rivière par moments sont à peine existants et ne répondent en tout cas à aucun impératif technique pour mener à bien le drainage des eaux. La question qui revient est la suivante « l’Etat s’est-il désengagé de la prise en charge d’une aussi importante voie de communication pour que Rebrab soit dans l’obligation d’intervenir sur la voie publique pour parer à une menace réelle qui pèse sur son usine ? » Autre menace d’inondation et pas des moindres celle imputable à oued Amarigh qui a repris désormais une intense activité et dont les crues font uffisamment parler de lui ces derniers temps.
Là, aussi où est l’Etat qui a permis à un ghetto de voir le jour et pire à manquer la précieuse occasion de le démanteler suite au relogement de ses occupants en 2004 dans des logements sociaux ? De surcroît, l’oued a tellement été dégarni de ses alluvions naturels sable et pierres utilisés pour la construction que les crues ont gagné en violence et rendu les défluviations plus impressionnantes. Bien sûr ceux qui croient que la menace ne pèse que sur ces malheureux refugiés en attente d’un relogement risquent d’en avoir pour leurs frais. Et pour cause une bonne appréciation des conditions dans lesquelles évolue le cours d’eau amène à reconnaître que le péril menace l’ensemble des habitations riveraines épargnées jusque-là par les violents débordements.
En guise de prévention, on n’a encore pas songé à dresser un mur de soutènement ou un système de gabionnage préventif tout en protégeant l’environnement de l’hémorragie secondaire à l’extraction de sable et autres gravats qui suit tranquillement son bonhomme de chemin.
Z. Z.
