Parapluies à la main, ils ont ainsi brisé le silence pour défendre leurs droits. “Nous répondons présents parce que nous nous sentons lésés et frustrés par le statut particulier”, peut-on lire en effet dans une déclaration qui nous a été remise.
Les protestataires que nous avons rencontrés, hier, sur les lieux expliquent que ce statut a été conclu “exactement contre (leurs) attentes.” “Nous avons revendiqué une catégorisation alignée sur celle des diplômés du secteur tels les enseignants du secondaires, les censeurs… mais la tutelle nous a classé dans la catégorie inférieure”, nous dit Rabah Renaï soutenu par Samir Chaboub, tous deux membres du bureau de la coordination de Tizi-Ouzou.
“Nous avons proposé la création de postes spécifiques du conseiller, ainsi que l’affectation des conseillers dans tous les établissements scolaires mais rien n’est fait”, ajoutent-ils. En somme toutes les démarches entreprises par les conseillers pour améliorer leurs conditions socio-professionnelles sont restées vaines.
“Au contraire, on a vu notre situation se dégrader” martelé Rabah Renaï soutenant que lui et ses collègues sont classés dans la catégorie 12 après qu’ils étaient dans la catégorie 13. “Je suis conseiller principal.
Un poste que j’ai acquis grâce à mes cinq années d’expérience en tant que conseiller simple et après avoir réussi mon concours.
Ce nouveau statut me renvoie tout simplement à refaire mes classes” ironisa le même membre du bureau de la coordination de Tizi-Ouzou. “Après des années d’expérience, plus d’une vingtaine d’entre nous seront renvoyés à la case départ” reprend son camarade. “Nous sommes des licenciés comme tous les autres, nous avons nos capacités, nos devoirs que nous faisons pour le mieux et nous voulons être considérés comme tels” disent unanimement les protestataires. “C’est inconcevable j’étais classé dans la catégorie 14 et avec le nouveau statut je me retrouve à la catégorie 10”, conteste aussi Fatima, conseillère simple exerçant dans le lycée Stambouli de Tizi-Ouzou.
En somme, ces conseillers sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications à savoir un statut digne, une grille de salaires compatible avec le pouvoir d’achat et la reconnaissance des représentants des fonctionnaires en tant que partenaires à part entière.
Notons qu’une délégation a été reçue hier, par le secrétaire général de la direction de l’éducation en l’absence du directeur, M. Khaldi.
Comme l’indique leur appellation, les conseillers d’orientation scolaire ont pour tâche de prendre en charge et d’orienter les élèves dans leurs études.
La wilaya de Tizi-Ouzou comptent une cinquantaine de ces fonctionnaires.
Ils sont implantés au niveau des lycées. Néanmoins, ils couvrent également les CEM de chaque région.
M. O. B.
