l Des représentants de la coopérative immobilière d’El Merdja II de Boudouaou se sont rassemblés hier en début d’après-midi devant le siège de la wilaya de Boumerdès en signe de protestation concernant la délocalisation de leur site jugé pourtant non constructible. Les protestataires rappellent que la direction locale de l’hydraulique avait jugé, il y a quelques années, que la zone d’El Merdja pourrait poser problème, en la considérant comme étant marécageuse. La wilaya avait alors décidé d’attribuer aux membres de la coopérative immobilière concernés une autre assiette foncière au site voisin du plateau de Boudouaou El Bahri, mais la promesse des pouvoirs publics ne s’est guère inscrite dans les faits, se désolent les protestataires. Dans une pétition qu’ils ont dûment signée et adressée au wali, ils précisent qu’en « tout état de cause, les terrains de substitut existent et les autorités locales continuent de les attribuer aux particuliers ». Ils citent comme exemple le site de Hamdi Slimane et la microzone d’activité où l’on délivre des permis de construire, et s’inquiètent du fait de l’insouciance des autorités par rapport à leur situation. Les concernés craignent d’être oubliés dans cette zone considérée comme étant no man’sland. Ils se demandent à juste titre pourquoi les pouvoirs publics ont cédé des parties de ce site, dont ils sont propriétaires, à Sonelgaz, à la daïra et à d’autres administrations de la santé et de l’éducation. Représentant 600 citoyens d’El Merdja II, la délégation des protestataires demandait au premier responsable local de l’exécutif d’intervenir pour le règlement de leur problème. « Nous voulons que les autorités s’aperçoivent de notre existence en dehors des échéances électorales », clament-ils.
S. H.
