Les cours de soutien lancés

Depuis maintenant deux ans, les professeurs des classes d’examens du primaire au lycée en passant par le collège ne prennent qu’une semaine de vacances car ils sont contraints à dispenser des cours de soutien aux élèves. Même si ces enseignants accomplisseurs leur horaire hebdomadaire, selon leur statut, ils sont appelés à assurer ces cours qui consistent à consolider les acquis des élèves en privilégiant des séances d’exercices tout en prenant compte de la façon dont sont conçus les sujets d’examen notamment la partie inhérente à la partie d’intégration. Les chefs d’établissements ont déjà dressé les emplois du temps de cette première semaine qui n’est pas de tout repos pour les enseignants. « On nous dit que ces heures seront payées, mais pour le moment personne n’a rien reçu pour les heures de l’an dernier (vacances d’hiver, vacances d’été et les lundis après-midi).

« Nous sommes les seuls à être privés de cette semaine car ce sont les mêmes professeurs auxquels sont confiées les classes d’examen chaque année », dira ce professeur exerçant dans un collège à Draâ El Mizan. Les directeurs, de leur côté, disent qu’ils ne font qu’appliquer la directrice ministérielle à propos de ces cours de soutien. Si au lycée et au collège, les parents trouvent que c’est normal d’intensifier le travail pour les terminales et les élèves de quatrième AM ils ne savent pas pourquoi on soumet les élèves de cinquième année à cette mesure alors qu’ils ont droit à une deuxième session. « Déjà durant le trimestre, les pauvres ont souffert. N’oubliez pas qu’on les fait travailler de huit heures jusqu’à seize heures et quart du samedi au mercredi. Il y a même des directeurs qui ont appliqué la circulaire et qu’ils les obligent à travailler les lundis après-midi. Ils sont fatigués. Ils doivent quand même se reposer un petit peu. On voit les élèves sous d’autres cieux qui ont beaucoup plus de repos et puis ils ne travaillent pas pendant les vacances », ajoutera un parent d’élève qui est aussi instituteur dans une école. Ce dernier nous parle même des allégements des programmes. « Et pourtant, les programmes ont subi un allégement.

A quoi sert-il de les faire travailler pendant les vacances ? » s’est-il interrogé. En tout cas, cette mesure n’a pas l’adhésion de tous. « Madame, on va sortir en vacances ? », telle est la question posée par une élève du primaire à son enseignante. Quelque soit l’avis des uns ou des autres, seule la tutelle est en mesure de savoir pourquoi cette mesure a été maintenue en dépit de l’allégement des programmes. Quant à l’avancement de ces derniers, nombreux sont les professeurs qui nous ont affirmé qu’ils ont un peu d’avance par rapport à l’an dernier parce qu’il y a un suivi constant des chefs d’établissements, des inspecteurs et des professeurs coordinateurs.

A. O.