L’entraîneur des Vert et Rouge, Djamel Menad qui devait rentrer sur Béjaïa, aujourd’hui, à partir d’Alger nous a fait savoir qu’il compte se réunir avec les dirigeants du club au plus vite.
« Je ne peux plus travailler dans un climat de suspicion et de méfiance, je me suis entendu avec la direction lors de notre dernière réunion, tenue le lendemain du match face au CRB, soit le mardi, sur un bon nombre de décisions à prendre, à présent, je constate malheureusement qu’elles ne sont appliquées qu’en partie, il a été convenu qu’on libère 7 joueurs et non pas 3 comme c’est le cas.
Aujourd’hui il a été convenu aussi qu’on assainit au niveau du staff médical et du comité directeur, mais rien de cela n’a été fait, je dois m’expliquer de vive voix avec Zahir Tiab, car c’est avec lui que je me suis engagé pour voir plus clair », telle a été en substance la déclaration du coach béjaoui.
Pour notre interlocuteur en plus de Derrahi, Zeghdoud et Ousmail, quatre autres joueurs doivent à leur tour être libérés. « On doit crever l’abcès définitivement, il faut avoir le courage d’assainir si on veut aller de l’avant », a-t-il encore dit. En plus de ces quatre joueurs le staff médical et le staff administratif doivent eux aussi être touchés.
La direction de Tiab qui jusque-là n’a pris que la décision de libérer les trois joueurs cités ci-dessus, a certainement voulu se montrer prudente. A présent, on se demande Si Zahir Tiab va se laisser persuader par Menad pour aller jusqu’au bout de ce qui a été précédemment décidé, où il tentera de raisonner son entraîneur pour qu’il fasse des concessions dans le but de préserver un minimum de sérénité à la veille du rendez-vous continental face au Nadi El Mesri.
Une chose est sûre, les débats entre les deux parties seront très chauds car le choix est difficile à faire pour une partie comme pour l’autre. La direction du club qui semble plus que jamais en position de vouloir éviter de revivre le cauchemar vécu sous l’ère de Benzekri, alors que ce dernier avait réussi à provoquer une saignée avec le départ d’une vingtaine de joueurs, tentera de persuader l’entraîneur de faire des concessions mais il semble que Menad est déterminé à aller jusqu’au bout de sa logique qu’ »on n’en finisse une fois pour toutes, on doit repartir sur une nouvelle base faite de confiance mutuelle et de sérénité, si on veut réussir ».
A l’optique de toutes ces données, il semble que l’équation est claire, la direction devra choisir entre Menad d’une part et les joueurs et les membres du staff médical et administratif d’une autre part.
A. Kaci.
