Pourtant, majestueusement perché sur les hauteurs de Kallous, implanté à 500 mètres à vol d’oiseau de Aomar, ces deux attraits auraient suffi à rendre prospère Thouzelt si tout le reste avait accompagné.
Un vide difficile hélas, à combler du fait, indique un jeune habitant de Thouzelt “de l’étendue du manque touchant presque tous les besoins vitaux.” Déjà, question bâti, sur les 50 foyers environ que regroupe le village, on aurait dénombré plus d’un tiers nécessitant une réhabitation, ou carrément leur reconstruction, un état des lieux inspecté par les institutions chargées d’appliquer les décisions portant aide à l’habitat rural, lequel constat a abouti quand même, affirme le résidant “à la satisfaction dans le cadre du RHP d’une partie des mal logés, une assistance qui reste toutefois insuffisante.” Laissant le soin à mon interlocuteur de mener à sa guise l’entretien, celui-ci a vite fait d’orienter ses propos sur le peu de moyens dont dispose Thouzelt en matière de soins médicaux “des personnes tombent gravement malades la nuit, il faut attendre le lever du jour pour intervenir.”
Cependant, l’espoir de ne plus voir se reproduire de telles scènes est permis avec la promotion du centre de santé de Aomar au statut de polyclinique, une prestation pluridisciplinaire, note notre interlocuteur “qui nous permettra de nous adresser à Aomar, plutôt qu’à Draâ El Mizan et Lakhdaria.”
Un tableau dégageant de la “grisaille”, et ceci sans avoir encore effleuré le point relatif à l’emploi, lequel justement brille par son insignifiance, malgré la volonté de le relancer par le biais de dispositifs et de programmes d’insertion, des décisions politiques à l’endroit des jeunes selon notre accompagnateur “dont on a eu un écho assourdissant, mais sans résultats palpables au niveau de Thouzelt.” Par contre, l’engouement que suscite la collecte des olives, du fait du profit substantiel qu’elle procure, est similaire, fait-il remarquer “aux circonstances de fêtes, ou de deuil, rassemblant les locaux, et ceux originaires de Thouzelt mais résidant ailleurs.” Parallèlement à ces hauts et à ces bas, Thouzelt tout comme sa voisine Souadek, ne dispose pas de réseau AEP, sollicite les infrastructures scolaires de Kallous, et contraint ses habitants, termine le jeune homme “à allumer chacun une lampe, devant chez soi pour tenter de remédier à l’absence de l’éclairage public.”
A. Chérif
