Désintérêt de la population

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Tout le monde s’accorde à dire — notamment les personnalité activant sur les champs politique ou culturel — que lorsque l’association de Kallous activait encore, la population parvenait à attirer l’attention des pouvoirs publics sur ce qui n’allait pas dans la localité. L’éclipse de l’unique représentation de Kallous a laissé un grand vide derrière elle, suspendant ainsi toute intention d’entreprendre des démarches portant sur les préoccupations de l’heure, sachant affirme un ex-représentant “que l’autorité exige la création de telles structures mandatées par les citoyens, vu l’impossibilité d’accueillir tout un village.” Une condition fixée par l’administration sur laquelle on n’arrive pas justement à dégager un consensus à Kallous, où explique mon interlocuteur “avec la mosaïque de partis politique existant au sein de la structure, il était difficile d’accorder nos violons.” Une remise sur rails pourtant inévitable pour espérer recevoir une oreille attentive à leurs doléances, une invitation à élire des représentants que des responsables de wilaya leur auraient conseillé lors de la visite effectuée par le wali à Kallous, une entrevue au cours de laquelle se rappelle, le jeune membre de la défunte association “suite à l’incapacité de réactiver l’association, on nous a suggéré de nous constituer en comité de quartier”. Une tâche à laquelle, s’est très vite livré, croyant qu’en changeant l’appellation il finirait par relancer l’activité, mais regrette-t-il “le désintérêt affiché par la population a atteint une proportion inquiétante.” Une tentative de remise en selle où non seulement on ne se bousculait pas pour adhérer, mais révèle-t-il “les essais de réunir les vingt éléments exigés par la réglementation, n’ont finalement intéressés que deux personnes.”

A. Cherif

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